UNIVERSITÉ DE LOMÉ

UNITÉ DE RECHERCHE DÉMOGRAPHIQUE (URD)

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Lomé - Togo

COLLECTION "LES DOSSIERS DE L'URD"

N°5

 

ANALYSE APPROFONDIE DES DONNÉES DE LA SECONDE ENQUÊTE DÉMOGRAPHIQUE ET DE SANTÉ DU TOGO

Sous la direction de Kokou VIGNIKIN et Dodji GBETOGLO

Economistes-démographes, Chercheurs à l'URD

Résumé

 

Après la publication en avril 1999 des principaux résultats de la deuxième phase de l’Enquête Démographique et de Santé au Togo (EDST-II) réalisée en 1998, il s’est avéré nécessaire de produire des analyses thématiques approfondies pour mieux expliquer l’évolution et les tendances de certains phénomènes démographiques. Trois thèmes, la fécondité, la mortalité infantile et les MST/SIDA ont fait l’objet de ces analyses approfondies basées sur les données des deux Enquêtes Démographiques et de Santé réalisées en 1988 et en 1998 et d’autres informations statistiques.

 

La fécondité (K. Amegee, B. Boukpessi, R. Salami Odjo) a connu une baisse  au cours de la période 1988-1998, le nombre moyen d'enfants étant passé de 6,6 en 1988 à 5,4 enfants dix ans plus tard. Certes, un bon nombre de pays en Afrique subsaharienne a amorcé la transition de la fécondité, mais il convient de se demander si la baisse de la fécondité observée au Togo résulte réellement d'un développement socio-démographique, étant entendu que ce changement s'est manifesté dans un contexte de crise et de pauvreté économique. L'étude qui cherche donc à identifier les facteurs par lesquels cette baisse a eu effectivement lieu, se fixe les objectifs suivants :

 - déterminer l'incidence des comportements post-partum, contraceptif, matrimonial, etc. vécus par les femmes togolaises sur leur fécondité ;

 

-  expliquer les variations de ces comportements.

 

 Le cadre méthodologique adopté dans cette recherche a permis de définir les concepts utilisés, les hypothèses de travail, le cadre conceptuel et les méthodes statistiques d'analyse.

 

La partie descriptive de l'étude montre l'évolution de certains indices de la fécondité. L'Indice Synthétique de fécondité (ISF) qui se définit comme le nombre moyen d’enfants par femme est passé de 6,5 en 1961 à 5,4 en 1998, l’essentiel de cette baisse s'étant produit entre 1988 et 1998. Au cours de cette période, ce changement de comportement procréateur a été plus remarquable en milieu urbain (4,9 à 3,3) qu'en milieu rural (6,9 à 6,5). En effet, les citadins aspirent de plus en plus à une descendance réduite à l’image des occidentaux alors que les résidants du milieu rural sont encore attachés aux us et coutumes souvent favorables à une fécondité élevée.

 

L’évolution à la baisse de la fécondité observée au niveau national s’est manifestée dans toutes les régions du pays, mais dans des proportions non identiques. Il est à remarquer que la Région des Savanes présente le niveau le plus élevé de la fécondité, soit environ 8 enfants par femme en 1998 ; le niveau de fécondité est relativement le plus faible dans la Région Maritime (4,5 enfants par femme). Les résultats expriment une diminution régulière de la fécondité au niveau de certaines Régions telles que Maritime et Plateaux ;  mais au niveau des autres Régions (Centrale, Kara, Savanes), elle a d’abord augmenté de 1981 à 1988 avant de baisser au cours des dix années qui ont suivi.

 

Entre 1988 et 1998, la baisse de la fécondité observée a été particulièrement remarquable dans la Région Centrale et à Lomé où l'ISF a respectivement varié de 7,5 à 6,1 et de 4,1 à 2,9. De façon globale, le comportement différentiel selon les régions en matière de procréation dépend en grande partie des spécificités de chaque région et de la capacité à suivre les changements qui s'opèrent dans le domaine de la reproduction (l'utilisation des services de planification familiale, etc.).

 

Pour apprécier l'incidence relative des différentes variables intermédiaires sur la fécondité, le modèle de Bongaarts a été appliqué. Il en ressort que le Togo se situe encore dans un schéma traditionnel de contrôle de la fécondité caractérisé par l'inhibition des comportements post-partum et matrimonial. L'infécondabilité post-partum (allaitement et abstinence sexuelle) explique à elle seule 87 % de la fécondité potentielle non exprimée en 1988 et 62 % en 1998.

 

L'indice de nuptialité (âge au premier mariage) intervient également dans cette réduction de la fécondité avec 12 % en 1988 et 34 % en 1998, l'influence de la contraception et de la stérilité demeurant très faible, voire négligeable. L'utilisation des méthodes contraceptives est faible dans l'ensemble ; la prévalence contraceptive est passée de 3 % en 1988 à 7 % en 1998 chez les femmes en union. Il est donc peu probable que la baisse de la fécondité observée soit attribuée à l'utilisation de la contraception.

 

Concrètement, comment ou par quels facteurs s'est opérée la baisse de fécondité entre 1988 et 1998 ? A travers les indices de Bongaarts, l'on a constaté que l'influence de l'infécondabilité post-partum a diminué alors que celle de l'âge à la première union a augmenté au cours de la période. En effet, l'allaitement associé à l'abstinence sexuelle post-partum qui est une pratique liée aux us et coutumes  des différentes ethnies, et qui est beaucoup respectée par les femmes de générations anciennes, verra son influence se réduire au fil des années.

 

En principe, l'évolution à la baisse des durées d'allaitement et d'abstinence sexuelle a pour conséquences le rapprochement des naissances, c'est-à-dire la diminution de l'intervalle intergénésique, ce qui aura à  contribuer à l'augmentation du niveau de la fécondité. Tout porte à croire donc que l'âge au premier mariage est la variable majeure dans la baisse de la fécondité observée au Togo. Ceci confirme l'hypothèse selon laquelle "la baisse de la fécondité relève plus de l'allongement du calendrier de la primo-nuptialité que des autres déterminants proches".

 

En matière de nuptialité, on remarque dans les faits que les femmes se marient de plus en plus tardivement. Ceci est un fait réel : l’âge médian à la première union varie de 18,4 ans à 18,8 ans entre 1988 et 1998. Ainsi, la baisse de la fécondité a été concomitante au retard de la nuptialité. C’est d’autant plus évident que le mariage constitue un cadre favorable à la reproduction. La primo-nuptialité, alors en pleine mutation serait l’un des facteurs responsables du changement du cours de la fécondité.

 

Pour atteindre le second objectif de l'étude sur la fécondité, la régression logistique a permis d'identifier les facteurs socio-démographiques, économiques et culturels qui infléchissent le plus les comportements procréateurs les plus discriminants : l'allaitement, l'abstinence sexuelle et l'âge au premier mariage. Très brièvement, en ce qui concerne l'âge au premier mariage, on peut signaler que les femmes instruites 

particulièrement celles ayant atteint le niveau secondaire et plus- ont plus contribué à la baisse de la fécondité observée.

 

Le recours à l'avortement est également un des facteurs fortement soupçonnés pouvant expliquer cette baisse de la fécondité (chez les adolescentes en particulier). Mais faute de données fiables, cette variable n'a pu être considérée dans les différents modèles que nous avons utilisés (notamment dans celui de Bongaarts).

 

Pour conclure ce chapitre, les auteurs ont fait remarquer qu'il est probable qu'un autre phénomène ait contribué au déclin de la fécondité observé au Togo, puisque ce changement est intervenu  dans un contexte de crise économique et sociale. Mais à l'état actuel des connaissances, il paraît difficile d'intégrer les phénomènes de crise et l'extension de la pauvreté dans le cadre général de la transition démographique.

 

En ce qui concerne la mortalité infantile (K. Vignikin, D. Gbétoglo, A. Ouro-Gnao), l’Enquête Démographique et de Santé réalisée au Togo en 1998 a révélé que le niveau de la mortalité infantile n’a pas significativement changé entre 1988 (81 pour mille) et 1998 (80 pour mille). S’il est vrai que d’un côté de nombreuses actions ont été menées au cours de la période, notamment par les institutions internationales et les ONG, en vue d’améliorer la situation sanitaire des enfants, de l’autre côté, force est de reconnaître que depuis la fin des années 80, non seulement les services de santé se sont passablement dégradés à l’échelle du pays mais la pauvreté des ménages s’est aussi accentuée. La question se pose donc de savoir si le désengagement progressif de l’Etat des dépenses de santé se conjugue à la réduction de la demande sanitaire par les ménages du fait de la paupérisation pour expliquer la stagnation de la mortalité infantile entre 1988 et 1998. Cette question mérite, pour le moins, d’être posée car peu de travaux empiriques sur la mortalité infantile au Togo se sont vraiment penchés sur l’influence de l’offre et/ou de la demande sanitaires sur le niveau du phénomène. La présente étude se propose donc de combler un tant soit peu ce vide.

 

En partant de la prémisse de recherche qu’une relation significative existe entre l’offre publique en services médico-sanitaires d’une part, l’accès aux services de soins d’autre part et l’intensité de la mortalité infantile, l’étude sur la mortalité s’est fixée pour objectifs de :

 

- décrire l’évolution de la mortalité infantile au Togo au cours des trois dernières décennies et en dégager les disparités régionales ;

 

- identifier les facteurs qui rendent significativement compte de la stagnation du phénomène au cours des dix dernières années.

 

Ces objectifs ont conduit les auteurs à formuler un cadre de recherche spécifique qui attribue la stagnation de la mortalité infantile à trois groupes de facteurs : les facteurs relevant du contexte médico-sanitaire ; les facteurs relevant de l’environnement familial et les facteurs liés aux caractéristiques individuelles des mères. Afin de tester ce cadre de recherche et ainsi vérifier les hypothèses établies, trois principales sources de données ont été explorées : les données issues des trois recensements généraux de la population ; les données provenant de l’enquête sur la situation de la mère et de l’enfant réalisée en 1996 et les données des Enquêtes Démographiques et de Santé, notamment celle réalisée en 1998. Deux démarches d’analyse des données ont été utilisées : une analyse descriptive essentiellement articulée autour de tableaux statistiques de synthèse et de représentations graphiques  et une analyse explicative basée sur la méthode de régression logistique. Pour cette dernière démarche, les auteurs ont utilisé comme variable à expliquer la probabilité pour une mère de perdre son enfant avant que celui-ci ait atteint son premier anniversaire et comme variables explicatives, les variables relevant du contexte sanitaire, de l’environnement familial et du profil de la mère.

 

Les principaux résultats qui se dégagent de cette étude se résument comme suit:

 

i) au cours des trente dernières années, trois phases d’évolution de la mortalité infantile peuvent être distinguées : une phase de baisse rapide du TMI qui s’étale de 1961 à 1971, une phase de baisse lente qui s’étend de 1971 à 1981 puis une phase de stagnation qui va de 1988 à 1998. Assez curieusement, ces trois phases d’évolution de l’indicateur coïncident avec les périodes au cours desquelles les agrégats économiques - et indirectement les dépenses publiques de santé- ont enregistré une augmentation, une contraction puis une diminution drastique. Les trois tendances lourdes de la mortalité infantile qui viennent d’être mentionnées masquent cependant de forts contrastes entre les régions économiques du pays. Certes, les Savanes restent la région où la mortalité infanto-juvénile continue d’être la plus élevée dans le pays. Mais, à contre-courant, cette région a vu son niveau de mortalité des enfants de moins de cinq ans baisser substantiellement de 197,3 à 89,0 pour mille au cours de la période décennale 1988-1998. En dehors de Lomé où la situation sanitaire des enfants n’est pas, pour ainsi dire, alarmante, les Plateaux se présentent comme l’autre région où les progrès en matière de survie de ces enfants ont été patents au cours de la décennie. Par contraste, la Kara qui passait en 1988 pour la région où le TMI était le plus faible, a vu ses acquis en matière de santé des enfants être sérieusement remis en cause en 1998, le niveau de l’indicateur ayant augmenté de 72,5 à 85,4 pour mille au cours de la période. Par ailleurs, contrairement aux idées reçues, la région Maritime sans Lomé se révèle être une région où la situation sanitaire des enfants n’est guère plus reluisante que celle de la région Centrale.

 

ii) La plupart des propositions énoncées dans le cadre de recherche élaboré et plus précisément les hypothèses relatives à l’effet positif de la dégradation des services sanitaires et de la paupérisation des familles sur les probabilités de perdre un nourrisson se sont vérifiées. Les résultats de la modélisation montrent en effet que le désengagement de l’Etat des dépenses publiques de santé se conjuguent aux conditions de vie de plus en plus difficiles des ménages et aux effets négatifs de la faible instruction des mères pour dégrader significativement les acquis en matière de survie des enfants. Comme cela est ressorti dans le volet descriptif de l’analyse, l’analyse de régression montre elle aussi que la situation sanitaire des enfants demeure critique dans la région des Savanes. En dehors de Lomé et de la région des Plateaux où cette situation ne semble pas vraiment préoccupante, les autres régions, notamment celle de la Kara font apparaître une orientation inquiétante de la survie des enfants.

 

Au vu de ces résultats et dans le but de combler le retard pris par le Togo dans la réalisation de l’objectif "Santé pour tous en l'an 2000", les recommandations  suivantes ont été faites par les auteurs :

 

 1) Pour les années à venir, la politique sanitaire du gouvernement togolais doit tendre à accorder une plus grande attention aux besoins de santé primaire décentralisés et entreprendre des actions pour faire face aux problèmes liés :

 

- à l'état sanitaire de la population  des moins de 15 ans en général et celui des moins de 5 ans en particulier ;

 

- au déséquilibre géographique dans la répartition des infrastructures, du personnel et du matériel sanitaires ;

 

- aux insuffisances des dotations en équipements adaptés et en personnel qualifié dans les différents centres de soins du pays ;

 

- à la gestion des formations sanitaires ;

 

 2) Le gouvernement togolais, avec l'aide des partenaires au développement oeuvrant dans le domaine de la santé, doit renforcer et améliorer les programmes  ci-après :

 

- Programme de renforcement des services de santé ;

 

- Programme de communication pour le changement de comportement ;

 

- Stratégies pour la mise en œuvre de la politique nationale de population (PNP ) ;

 

- Elaboration d’ actions en matière de dimension sociale de l'ajustement ;

 

- Système national d’information sanitaire.

 

La troisième partie de l’ouvrage est consacrée à l’étude des MST/SIDA (K. Kouwonou et A. Messan). Plus qu’un simple problème de santé publique, la propagation des MST/SIDA constitue un sujet de développement pour l’Afrique en général et le Togo en particulier. Quant on sait que le Togo est parmi les pays les plus touchés par le VIH/SIDA en Afrique de l’Ouest, on comprend combien il est urgent de déployer tous les moyens nécessaires pour infléchir à la baisse, la vitesse de propagation du virus.

 

Pour les besoins de planification des ressources humaines, la séro-prévalence de plus en plus élevée des MST/SIDA impose non seulement d’avoir une vue globale de l’étendue de l’épidémie mais aussi d’en cerner la croissance et les mécanismes de propagation. Afin d’apprécier les conséquences de l’extension du sida sur l’évolution démographique, il est nécessaire de disposer de données fiables sur l’évolution de la population, de la structure de la mortalité et de ses causes, des maladies sexuellement transmissibles et des données relatives à la séro-prévalence et aux cas de sida déclarés.

 

Afin d’aider les instances de décisions et les acteurs non gouvernementaux au Togo, à disposer des éléments de réponse à ces questions et à développer une stratégie adéquate en matière de lutte contre les MST/SIDA, il importe d’évaluer, de la manière la plus précise possible, l’ampleur des risques réels encourus par les populations. A partir d’un ré-examen des données collectées au cours de l’EDST-II sur les MST/SIDA et de l’analyse de certaines statistiques de routine du Ministère de la Santé, la présente étude a pour objet de dégager la connaissance et la perception que les Togolais ont du sida et d’apprécier l’impact des MST/SIDA sur la dynamique démographique au Togo. La présente étude a eu à répondre aux questions suivantes :

 

1. Quels sont les groupes sociaux les plus vulnérables face au danger que représente le sida ?

 

2. Qu’est-ce qui justifie la situation différentielle de la propagation du VIH/SIDA au sein de la population ?

 

3. Quelles sont les facteurs qui influencent l’adoption de comportements sexuels non risqués ?

 

4. Que doit-on faire pour infléchir à la baisse, la vitesse de propagation des MST/SIDA au Togo ?

 

Après une analyse critique des sources de données existantes, il a été procédé à un état des lieux sur l’évolution des MST/SIDA au cours des dix dernières années. Les difficultés rencontrées à ce niveau concernent essentiellement l’irrégularité constatée dans la périodicité des données collectées par les institutions qui en ont la charge. Enfin une analyse approfondie des données de l’EDST II a été réalisée. A cet effet, il s’est avéré nécessaire de redéfinir le concept de “connaissance” du sida. Il a été élaboré alors un concept intitulé “connaissance effective du sida”, concept qui prend en compte la connaissance de la maladie, de ses vrais modes de transmission ainsi que les bons moyens de prévention. La prévention du sida a été conceptualisée par le changement de comportement sexuel et l’adoption d’un comportement sexuel responsable.

 

Afin de déterminer les facteurs les plus influents pour une meilleure prévention, des modèles d’analyse de régression logistique ont été utilisés en considérant comme variables explicatives, l’âge, le sexe, le niveau d’instruction, l’exposition aux messages d’IEC, la perception de risque d’attraper le sida, la connaissance effective du sida et l’opinion sur le sida et comme variables à expliquer.

 

Les résultats de cette étude révèlent que les MST/SIDA menacent beaucoup les populations âgées de 15 à 40 ans et fait de plus en plus de victimes chez les enfants de moins de 5 ans. Localisé au départ en milieu urbain, le VIH/SIDA se propage de plus en plus dans les milieux ruraux. On constate une évolution dans la répartition des victimes de MST/SIDA selon le sexe. Si l’on a observé une proportion élevée de victimes des MST/SIDA chez les hommes, il y a dix ans, de nos jours, ce sont les femmes qui en sont plus contaminées. La majorité des enquêtés n’a pas une bonne connaissance effective du sida. Les enfants et les femmes étant les couches les plus infectées, il est alors évident que l’épidémie du sida menace aujourd’hui la croissance démographique même si des statistiques fiables manquent encore pour l’établir correctement.

 

Le changement de comportement sexuel et l’adoption d’un comportement sexuel responsable constituent sans doute les premières stratégies de prévention à adopter. Les facteurs les plus déterminants pour la réussite de ces stratégies sont :

 

· un bon niveau d’instruction

 

· une bonne connaissance du VIH/SIDA, de ses modes de transmission et des moyens de prévention

 

· une perception réaliste des risques élevés d’attraper le sida.

 

A partir des résultats obtenus suite aux différents modèles de régression logistique, les recommandations suivantes ont été faites.

 

 1. Il faut lancer des campagnes d’IEC de grande envergure, spécifiques aux différents groupes ciblés et différentes régions selon les besoins identifiés. Il faut également encourager et soutenir la scolarisation des jeunes surtout des filles.

 

2. Les campagnes de sensibilisation doivent viser une meilleure connaissance du sida telle qu’elle est définie plus haut et une meilleure perception de la pandémie.

 

3. Les messages d’IEC doivent passer par les canaux appropriés, notamment les pairs éducateurs, les causeries-débats et la radio et télévision

 

4. Les messages d’IEC doivent être suffisamment forts pour susciter la peur de la maladie ou du VIH/SIDA au sein de la population.

 

5. Il faut soutenir la collecte des statistiques de routine sur les MST/SIDA et encourager les recherches opérationnelles et de suivi-évaluation pour mieux identifier et orienter les actions de lutte.

 

6. Quels que soient leurs domaines d’intervention, tous les partenaires au développement doivent contribuer à la lutte contre le Sida dont la propagation rapide risque d’enrayer tous les efforts de développement qu’ils fournissent depuis des années.

 

Ce livre, à mi-chemin entre l’ouvrage scientifique proprement dit avec les différents modèles d’analyse statistique et l’ouvrage de vulgarisation, est l’œuvre d’une collaboration entre les chercheurs de l’URD et ceux de la Direction de la Statistique Générale. Il est destiné aussi bien aux enseignants chercheurs qu’aux planificateurs, aux médecins, aux décideurs et aux acteurs non gouvernementaux. Sur le plan de la forme chaque partie se termine par une bibliographie relativement importante sur le thème traité. Les références, signalées dans le texte par le nom des auteurs et la date, y sont précisément reprises. A la fin de l’ouvrage figurent une note succincte de présentation des auteurs.

 

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