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RECHERCHES ET
ETUDES
Projets réalisés
Recherches en matière de santé/Santé de la
reproduction
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Prévalence du VIH chez les jeunes,
connaissances attitudes et pratiques en matière de VIH/sida auprès
de la population générale au Togo et sur la disponibilité et l’accès
au préservatif (CAP–IST/VIH/sida–TOGO/2010) |
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Au cours du premier semestre de cette
année 2010, l’URD va réaliser pour le compte de Population Services
International (PSI/Togo) une étude sur « Evaluation
de l’utilisation du préservatif lors des rapports sexuels extra
conjugaux au Togo».
Cette étude qui sera réalisée au sein de la population générale sur
l’ensemble du territoire avec un échantillon représentatif d’environ
3000 ménages touchera quelque 3300 femmes de 15 à 49 ans et
3200 hommes de 15 à 54 ans et dont l’objectif à long terme est de
contribuer à réduire le niveau de la prévalence du VIH/sida au sein
de la population togolaise a pour but de répondre à trois questions
fondamentales liées à la segmentation, au suivi et à l’évaluation.
1. Segmentation : Parmi la population
à risque, quels sont les facteurs d’opportunité, de capacité et de
motivation (OCM) et quelles sont les caractéristiques
sociodémographiques qui sont significativement liés à l’utilisation
consistante du condom ?
2. Suivi : Quels sont les niveaux et
les tendances de l’utilisation consistante du condom, des
déterminants (OCM) et de l’exposition aux acticités de PSI/Togo ?
3. Evaluation : Est-ce que
l’exposition aux activités de PSI/Togo entraîne un changement ou une
modification du niveau du risque, du comportement et des facteurs
d’opportunité, de capacité et de motivation ?
Les objectifs de l’étude vont
permettre d’identifier et de décrire la population cible en termes
d’utilisation consistante ou non du condom avec les partenaires au
cours des 12 derniers mois. Spécifiquement, il s’agira de :
* Etablir le niveau actuel des
indicateurs de suivi retenus conjointement par l’unité de gestion du
programme PSI ;
* Identifier les facteurs
d’opportunité, de capacité et de motivation qui déterminent quelques
indicateurs sus–cités ;
* Evaluer l’impact de l’exposition
aux activités de communication menées dans le cadre de la lutte
contre le sida sur ces indicateurs ;
* Evaluer la couverture nationale en
préservatif et l’accès à la population générale ;
* Mesurer la prévalence du VIH chez
les jeunes de 15-24 ans.
Etat des travaux :
Rapport final envoyé aux commanditaires de l’étude (PSI ; CNLS,
UNFPA ; ONUSIDA)
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Evaluation de la couverture de la
campagne nationale de distribution des moustiquaires
imprégnées 2008 et de l’impact des interventions de lutte contre le
paludisme (Evaluation PNLP/Togo_2009) |
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Cette étude intitulée « Evaluation PNLP/Togo–2009 »,
commanditée par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP),
a été réalisée grâce au soutien financier de la Croix Rouge
Canadienne, du Fonds Mondial et de l’UNICEF. Son objectif général
est d’évaluer la campagne de distribution gratuite des Moustiquaires
Imprégnées d’Insecticide à Longue Durée d’Action (MIILDA) de 2008 et
le niveau d’atteinte des indicateurs de résultats et de couverture
des interventions de lutte contre le paludisme au Togo.
Sur le plan méthodologique, l’étude a été structurée
en 4 volets (volet « Institutions », volet «Formation
Sanitaire », volet « Communauté » et volet « ASC »).
Le volet « Institutions » a touché 1
administrateur du PNLP, 6 DRS et 12 DPS et a permis de cerner le
management des activités et les stratégies d’interventions du PNLP.
Le volet « Formation Sanitaire » a porté sur un échantillon
aléatoire national représentatif de 141 FS et a permis de cerner la
prise en charge du paludisme dans les FS. Quant au volet « Communauté »,
il a concerné un échantillon de 3969 ménages représentatifs au
niveau national, répartis dans les 6 régions du pays. Ce volet a
permis de cerner les comportements et pratiques des ménages en
matière de prévention et de traitement du paludisme. Le volet ASC a
pour sa part touché un total de 566 ASC et a permis d’évaluer leurs
connaissances et leurs pratiques de prise en charge des cas de
paludisme au sein des communautés.
Etat des travaux :
Rapport final envoyé au PNLP
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Facteurs socio-culturels, conséquences
psycho-sociales des fistules obstétricales au Togo et
capacités de prise en charge dans les communautés
(Fistules-Togo_2008) » |
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Cette recherche qualitative sur les
fistules obstétricales (FO) s’inscrit dans le prolongement d’une
étude exploratoire quantitative et médicale réalisée en 2006. La
présente étude qualitative a servi à mieux appréhender la complexité
de la problématique des fistules obstétricales au Togo en cernant
mieux les facteurs socio-culturels et les conséquences
psycho-sociales, la capacité des communautés à prendre en charge les
fistules obstétricales pour la réussite d’une stratégie de lutte
contre le mal et le vécu des femmes fistuleuses.
Cette étude dont l’objectif général
est de contribuer à l’amélioration de la santé de la reproduction
des jeunes filles et des femmes togolaises à travers un plan de
lutte contre les fistules, vise spécifiquement entre autres à :
* Identifier les femmes victimes de
fistules obstétricales (FO) au Togo ;
* Déterminer les connaissances, les
perceptions des femmes victimes de fistules et l’histoire de leur
maladie (pratiques en matière de recours aux soins maternels et vis
à vis de la fistule) ;
* Déterminer les caractéristiques
socioprofessionnels et économiques avant après les états morbides ;
* Analyser les connaissances,
attitudes (notamment des proches parents et époux ), les opinions et
les pratiques des membres de la communauté vis-à-vis des femmes
victimes de fistules obstétricales (FO) ;
* Evaluer les capacités
communautaires pour la prise charge des fistules ;
* Identifier les facteurs et les
pratiques socio-culturels qui favorisent les comportements à risque
vis-à-vis des FO, ainsi que les facteurs qui au contraire,
pourraient contribuer à les éradiquer ;
* Cerner les conséquences
psycho-sociales et socio-économiques des FO au sein des communautés,
en vue d’une prise en charge efficace et une élimination progressive
de cette affection au Togo.
* Donner une orientation pour des
stratégies d’amélioration de la prise charge des fistules au
Togo.
Sur le plan méthodologique, l’étude a
couvert l’ensemble des régions du pays.
La population d’étude pour le recueil
des données est variable. La priorité a été donnée aux victimes
actuelles ou passées (nouveaux et anciens cas) des fistules
obstétricales, à leurs parents proches (conjoints, parents
biologiques et enfants majeurs). Les autres personnes qui ont été
interviewées sont quelques informateurs principaux locaux (chef de
communautés, personnes âgées, accoucheuses traditionnelles, tradi-thérapeutes,
etc.). Ainsi, la collecte des données a touché au total :
*
35 femmes victimes de FO ;
* 14 conjoints ;
* 14 parents proches ;
* 14 membres de la communauté.
Etat des travaux :
Rapport envoyé au commanditaire |
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Etude
finale du contrôle technique du projet de développement des
districts sanitaires de la Région des Plateaux (Santé_Plateaux_2009) |
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Commanditée
par la Direction Régionale de la Santé ; Région des Plateaux
(Ministère de la Santé), avec l’appui financier de l’Agence
Française de Développement (AFD), cette étude a pour objectif
principal de contribuer à identifier les forces et les faiblesses du
projet de développement des districts sanitaires de la Région des
Plateaux.
Les objectifs spécifiques poursuivis
sont les suivants :
* Identifier les facteurs explicatifs
aux constats observés en matière de fréquentation et de prise en
charge des grossesses et accouchements (facteurs de motivation du
recours à la structure sanitaire, structure adaptée, présence de
médicaments, perception de la qualité des soins ….) ;
* Objectiver les pratiques des
prestataires, notamment en matière de respect des tarifs, d’accueil,
de prise en charge ;
* Apprécier la perception d’une
amélioration ou d’une dégradation des services de santé par les
usagers ;
* Connaître la perception des
services de santé par les membres de la communauté ;
* Apprécier la mise en œuvre
effective des stratégies de santé soutenues par le projet de
développement des districts sanitaires de la Région des Plateaux
(notamment en matière tarifaire) ;
* Apprécier l’impact des stratégies
sur le recours aux soins, le niveau et les facteurs de motivation de
la population pour se rendre dans les structures de santé.
Sur le plan méthodologique, cette
étude a double volets : un volet « Formation sanitaire » et un volet
« Communauté » a touché 22 formations sanitaires, 328 malades reçus
en consultation et une soixantaine de malades hospitalisés de la
Région des Plateaux.
Il ressort des résultats de l’étude
que l’amélioration de la fréquentation des USP et des hôpitaux dans
la Région des Plateaux requiert d’évaluer soigneusement le contexte
local, notamment les affections les plus répandues, les capacités et
les ressources disponibles. Ce n’est qu’à partir des connaissances
issues de cette analyse de situation que les acteurs concernés, à
différents niveaux, seront à même de définir les priorités de santé,
d’identifier les interventions et services pertinents, de trouver
les meilleures modalités pratiques à l’utilisation de ces services
et de mobiliser les ressources afin que les effets de la transition
vers une meilleure santé soient bénéfiques à tous.
Par ailleurs, accroître l’utilisation
des services de santé, réduire la mortalité infanto-juvénile et
faire baisser la mortalité maternelle dans la Région des Plateaux se
révèlent autant d’objectifs qui gagnent à s’appuyer sur des services
intégrés de soins et de conseils de bonne qualité, accessibles à une
large population et qui nécessitent que des mesures idoines soient
prises pour faciliter un accès massif à ces services.
En somme, accroître l’accessibilité
aux services de santé dans la Région des Plateaux revient à :
* Renforcer les formations sanitaires
en améliorant leur rapport coût-efficacité et en assurant une
meilleure intégration des services qu’elles offrent;
* Améliorer les relations entre les
prestataires de services de soins et les communautés en dynamisant
le fonctionnement des organisations à base communautaires comme les
COGES, les ASC et les COSAN ;
* Améliorer la qualité des
prestations de soins tout en mettant en œuvre un système de
tarification approprié qui soit suffisamment incitatif pour les
personnes ou les familles à faibles revenus.
Etat des travaux : Rapport
final envoyé aux commanditaires (Ministère de la Santé et AFD)
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Etude sur les connaissances, attitudes et
pratiques en matière de VIH/SIDA en milieu jeune au Togo (CAP_SCOL-VIH/SIDA-TOGO_2008) |
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Le dernier rapport
de l’ONUSIDA intitulé « l’épidémie mondiale de sida»
publié le 1er décembre 2007 indique que l’Afrique subsaharienne est
la région du monde la plus touchée par la pandémie du sida. Plus des
deux tiers (68%) de toutes personnes infectées par le VIH vivent
dans cette région. Ce rapport souligne aussi que 1,7 millions de
personnes ont été nouvellement infectées par le VIH pour la seule
année 2007.
Ce rapport souligne,
par ailleurs, que la proportion des jeunes déclarant avoir eu
recours au préservatif lors du dernier rapport sexuel avec les
partenaires occasionnels a augmenté tant pour les hommes que pour
les femmes dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne dont le Togo.
Ces tendances en matière de comportements parmi les jeunes font état
de changements récents et encourageants qu’il convient d’amplifier
pour mieux faire face aux défis engendrés par la maladie.
Aujourd’hui, en
absence d’une thérapie curative, la prévention demeure un moyen très
important de lutte contre le VIH/sida. C’est dans cet esprit que
PSI/Togo a lancé en 2001 un projet de prévention des infections
sexuellement transmissibles y compris le VIH/sida à l’endroit de la
jeunesse togolaise dénommé «Agbélenko». Ce projet a ciblé
particulièrement les jeunes du milieu scolaire et a été exécuté dans
une vingtaine d’établissements sur toute l’étendue du territoire
jusqu’en 2003. Dans le cadre de son nouveau programme financé par le
Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, le Paludisme et la
tuberculose, PSI/Togo a relancé les activités du projet.
C’est dans ce cadre
qu’une étude a été conduite en 2005 pour mesurer les indicateurs de
base qui doivent être considérés à la fin du projet. Cette collecte
a été indispensable car le contexte de la prévention a énormément
évolué en particulier depuis le programme d’intensification de la
lutte contre le VIH/sida du deuxième round de financement du Fonds
Mondial.
La présente étude
est commanditée, deux ans après celle de 2005 pour faire une
évaluation à mi-parcours du niveau des indicateurs sur les
connaissances, attitudes et pratiques en matière de VIH/sida chez
les jeunes scolaires au Togo.
CONTEXTE DE L’ETUDE
Situation générale
Le Togo couvre une
superficie d’environ 56.600 km². Il est limité par le Burkina Faso
au Nord, le Golfe du Bénin au Sud, la République du Bénin à l’Est et
le Ghana à l’Ouest. La population est estimée à environ 6,6 millions
d’habitants en l’an 2007, dont 43 % ont moins de 15 ans ; 51,3 sont
des femmes et 48,7 % des hommes. Selon l’Enquête démographique et de
Santé du Togo (EDST), l’accroissement naturel annuel est estimé à
2,4 % en 1998. La population est inégalement répartie sur le plan
spatial. Elle est fortement concentrée dans la Région Maritime et la
Région des Plateaux qui regroupent à elles seules 66 % de la
population générale.
Situation des IST
et de l’infection à VIH
Les IST et
l’infection à VIH et SIDA constituent un problème majeur de santé
publique et de développement au Togo. Concernant les IST, malgré une
sous-notification manifeste de ces affections, 16.558 cas ont été
rapportés en 1999. La plupart des malades présentant des IST, ne
parviennent pas aux services de santé (automédication, recours aux
tradithérapeutes et aux pharmaciens privés).
Le nombre de cas de
VIH/sida enregistré par les services de santé de 1987 à fin 2000 est
de 12527 (PNLS, 2001). Parmi ces cas, plus des trois quarts, soit
environ 10 000 sujets sont déjà décédés. Depuis les premiers cas de
sida déclarés en 1987, leur nombre n’a cessé d’augmenter. La
répartition géographique des cas notifiés en 1999 selon les régions
se présente comme suit : Maritime 60,0%; Plateaux 9,4% ; Centrale
6,9% ; Kara 17,0% et Savanes 6,7%. La répartition selon le milieu
montre que 67,7% des cas de sida proviennent des zones urbaines
contre 32,3% des zones rurales.
Le VIH/sida touche
avec prédilection la population jeune productive avec 81,5% des cas
chez les sujets de 19 à 49 ans. La transmission hétérosexuelle
représente 82,4% des cas suivie par la transmission verticale
mère-enfant qui est de 6,5% des cas.
La prévalence de
l’infection par le VIH est estimée à 3,2% en l’an 2006 dans
l’ensemble de la population et le nombre de personnes vivant avec le
VIH est estimé entre 150 000 et 200 000. Plus alarmant que ces
chiffres, c’est la progression de l’épidémie qui continue et frappe
principalement les groupes d’âge de 20 à 49 ans représentant les
forces de développement du pays. Les estimations de fin 2000
montrent que 95.000 orphelins sont des victimes de cette pandémie,
sans compter les veuves ou veufs.
Par ailleurs, selon
l’EDST en 1998, 17% de femmes ont utilisé le préservatif au dernier
rapport sexuel avec un partenaire autre que le conjoint, et 34% chez
les hommes. De la même source, 18% de femmes ont eu leur premier
rapport sexuel avant l’âge de 15 ans et 8 % chez les hommes
Les résultats de
l’étude CAP commanditée par PSI/TOGO en 2005 montrent d’une part que
les voies de transmission sexuel (90%) et sanguine (objet souillé
80%) sont bien connues, la voie de transmission mère-enfant est
pratiquement ignorée (CERA, 2006). D’autre part, l’étude fait
ressortir la reconnaissance de l’adoption d’un comportement à risque
par 16% de jeunes scolaires. Par ailleurs, seulement 9% des jeunes
affirment avoir déjà fait leur test de dépistage du VIH et près du
quart n’ont pas protégé leur dernier rapport sexuel avant l’enquête.
Il faut souligner que 30% de garçons et 15 % des filles pratiquent
le multi partenariat (CERA, 2006) dont 64% utilisent
systématiquement le préservatif (KASSEGNE et NICOLA, SRMS 2006).
Les principaux
déterminants
Selon le Cadre
stratégique national de lutte contre le VIH/SIDA/IST 2001-2005, il
apparaît que les principaux déterminants qui entretiennent
l’épidémie sont :
-
l’existence de groupes particulièrement vulnérables (apprentis,
porte-faix, filles domestiques) ;
- la
précocité des rapports sexuels chez les jeunes, le multi-partenariat
sexuel ;
-
le statut économique
faible de la femme ;
-
la prostitution et
la mobilité des populations ;
- l’exode
rural ;
-
la pauvreté et la
crise socio-économique que connaît le pays actuellement ;
-
certaines pratiques
traditionnelles, facilitant la transmission du VIH telles que les
scarifications rituelles, la circoncision, l’excision au cours
desquelles un seul et même matériel non stérilisé est souvent
utilisé pour beaucoup de personnes;
-
le poids de la
tradition et de la culture, particulièrement au sein des groupes
vulnérables.
OBJECTIF DE L’ETUDE
Objectif général
L’objectif à long
terme de la présente étude est de contribuer à réduire la prévalence
du VIH/SIDA et des grossesses non désirées chez les jeunes en milieu
scolaire au Togo,.
Objectifs
spécifiques
Plus spécifiquement,
l’étude vise à :
1. Etablir le niveau
actuel des indicateurs retenus par le commanditaire de l’étude
(PSI/Togo). Les principaux indicateurs visés sont les suivants :
*
% de jeunes ayant
utilisé le préservatif au dernier rapport sexuel avec un(e)
partenaire régulier(e) ;
*
% de jeunes ayant
leur premier rapport sexuel avant l’âge de 15 ans ;
*
% de jeunes qui ont
eu plus d’un(e) partenaire sexuel (le) l’an dernier ;
*
% de jeunes qui ont
utilisé le préservatif au dernier rapport sexuel avec un(e)
partenaire occasionnel (le) ;
*
% de jeunes qui
utilisent systématiquement le préservatif à tous rapport sexuel ;
*
% de jeunes qui se
sont faits dépistés ;
*
% de jeunes qui ont
identifié correctement les moyens de prévention et qui rejettent les
principales idées fausses.
2. Identifier
les facteurs d’opportunité, de
capacité et de motivation qui déterminent les indicateurs sus–cités.
3. Evaluer l’impact
de l’exposition aux activités de communication menées dans le cadre
de la lutte contre le SIDA sur ces indicateurs, en mesurant les
progrès réalisés depuis 2005.
METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE ET ECHANTILLONNAGE
Procédé de
recherche
L’approche qui sera
utilisée pour cette étude est un procédé quasi-expérimental. Les
données obtenues dans le groupe expérimental seront comparées à
celles obtenues dans un groupe témoin. Du fait de la difficulté à
avoir un site de contrôle dont les populations présentent exactement
les mêmes caractéristiques que celles du groupe expérimental, il
s’agira d’un procédé quasi-expérimental avec groupe témoin non
identique.
Choix de la méthode et type
d’échantillonnage
Selon les objectifs
de l’étude, il sera utilisé une démarche d’échantillonnage de type
probabiliste, l’échantillonnage stratifié pondéré et
l’échantillonnage par grappes à deux degrés.
La procédure d’échantillonnage
Il est prévu de
travailler dans 60 établissements
scolaires secondaires à
Lomé et dans les autres régions du Togo. Parmi ces 60
établissements, 20 ont participé à l’étude de base de 2005. Ces
derniers sont localisées dans trois grandes villes et se
répartissent comme suit : 14 établissements à Lomé, 2 à Kpalimé, 2 à
Sokodé et 2 à Kara. Deux catégories d’établissements seront
distinguées. Le secondaire premier niveau (6ème à 3ème)
et le secondaire deuxième niveau (2nde à
Terminale).
·
Au premier degré, un établissement scolaire sera tiré de façon
aléatoire dans chaque catégorie.
·
Au
deuxième degré, on choisira au hasard dans l’établissement tiré, une
ou deux classes. Dans chaque classe tirée, tous les élèves
présents âgés d’au moins 15 ans seront interviewés.
La cible de
l’intervention sera l’ensemble des élèves des sites expérimentaux.
Toutefois, il serait fastidieux et très coûteux d’interroger tous
les élèves dans tous les établissements lors de cette enquête. Il
sera donc tiré un échantillon aléatoire d’établissements
représentatifs de chacun de ces deux groupes. On disposerait ainsi
de deux échantillons (échantillon expérimental et échantillon
témoin).
Les
sites de l’étude
On distingue d’une
part les établissements constituant le groupe expérimental et ceux
représentant le groupe de contrôle ou le groupe témoin.
a) Le
groupe expérimental comporte 20 établissements (14 à Lomé, 2 à
Kpalimé, 2 à Sokodé et 2 à Kara). Il s’agit des Lycées et collèges
d’enseignement des 2ème et 3ème degrés faisant
partie des sites d’intervention de PSI/Togo.
b) Le
groupe de contrôle ou groupe témoin sera composé de 40
établissements des 2ème et 3ème degrés
répartis sur l’ensemble du territoire n’ayant pas bénéficié des
interventions de PSI/Togo.
Ces établissements
seront tirés en tenant compte du fait qu’aucune activité en matière
de santé de la reproduction en direction des jeunes scolaires ne
soit menée dans ces établissements par PSI/Togo. Pour éviter les
effets de contamination, les établissements appartenant au groupe
témoin seront géographiquement situés loin des établissements du
groupe expérimental. Le choix du groupe témoin est nécessaire, dans
la mesure oùles informations qui seront recueillies lors des deux
phases doivent servir à faire des comparaisons intra-groupes
expérimental en 2005 et 2007 et inter-groupes (expérimental et
témoin en 2007) . C’est à ce niveau-là qu’on jugera si
l’intervention qui a été menée entre les deux phases du projet a
contribué à une amélioration significative des comportements sexuels
des jeunes en milieu scolaire au Togo (toutes choses étant égales
par ailleurs).
Echantillon :
population à enquêter
Cette étude sera
menée auprès des jeunes âgés de 15 ans et plus des collèges et
lycées d’enseignement des 2ème et 3ème
degrés.
L’enquête portera
sur un échantillon compris entre 3000 et 4000 élèves des collèges et
lycées dans 60 établissements scolaires
à Lomé et dans les autres régions
du Togo. Aucun élève de moins de 15 ans ne sera retenu dans
l’échantillon.
La stratégie de
collecte des données
La collecte des
données se fera dans l’ensemble des 60 établissements avec
l’autorisation des responsables ministériels, des chefs
d’établissements et de l’ensemble du corps professoral.
Pour la collecte des
données, les enquêteurs seront répartis en équipes. Les jours
d’enquête seront définis en fonction des jours de classe et des
emplois du temps des élèves. Chaque équipe aura pour tâche
d’interviewer les élèves dans les établissements à visiter.
L’interview se fera classe par classe, c’est-à-dire lorsqu’une
classe est commencée, on prendra la peine de finir entièrement
celle-ci avant de commencer une autre dans le même établissement.
Les élèves seront enquêter alors par vague de 5 à 10 par rapport au
nombre d’enquêteurs disponibles sur la base d’un questionnaire par
élève. Les élèves ne seront pas regroupés en grands groupes pour
l’enquête. Il ne sera pas admis de laisser les élèves eux-mêmes
remplir le questionnaire. Les élèves qui seront interviewés seront
regroupés dans une salle de classe. Chaque élève déjà interviewé ne
rejoint plus les autres dans la salle.
La confidentialité
des informations qui seront recueillies sera soulignée. La
discrétion et le caractère confidentiel de l’entretien seront exigés
des enquêteurs. L’entretien individuel et confidentiel se déroulera
beaucoup plus en langue française.
Chaque équipe fera
au plus un jour par établissement pour collecter les données
nécessaires.
Vu le niveau de
certains indicateurs de l’étude, il sera retenu que ne seront
concernés dans l’ensemble des 60 établissement que les élèves âgés
de 15 ans et plus. Par ailleurs, dans les 20 établissements de
l’enquête de base (2005), la collecte se déroulera auprès des élèves
à partir des classes de 5ème à 3ème pour le
second degré et des classes de 1ère et Terminale pour le
3ème degré afin de tenir compte de ceux qui (toutes
choses égales par ailleurs) sont supposés être exposés aux
sensibilisations.
Etat des
travaux : Rapport d’étude disponible soumis au commanditaire
pour avis.
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Etudes sur les connaissances et les
comportements relatifs au VIH dans la population générale 15-49 ans
au Togo (CC_POP-VIH/SIDA-Togo_2007) |
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En vue de mesurer
l’évolution du niveau des indicateurs nécessaires au suivi et à
l’évaluation de la riposte au VIH et au SIDA et dans le cadre de
l’élaboration du prochain Rapport sur l’épidémie mondiale du SIDA,
le Conseil National de Lute contre le SIDA et les IST (CNLS) en
collaboration avec le Programme Commun des Nations Unies sur le
VIH/SIDA (ONUSIDA) a programmé une série de petites études
suivantes :
*
Enquête dans les ménages sur les orphelins et les autres enfants
vulnérables (OEV) ;
*
Enquête de population chez les adultes de 15-49 ans et chez les
jeunes de 15-24 ans ;
*
Collecte des données chez les professionnel (le) s de sexe
(population à risque) ;
*
Collecte des données dans les écoles : enseignement relatif au
VIH dans le cadre des programmes scolaires de préparation à la vie
active .
Ces études et
d’autres activités menées permettront de contribuer au suivi
de la déclaration d’engagement sur la lutte contre le SIDA (UNGASS)
pour l’année 2008.
Etat des
travaux : Rapport d’étude disponible soumis au
commanditaire pour avis
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Etude sur la santé sexuelle des
gays au Togo (HOMO_2006) |
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Le VIH/SIDA apparaît aujourd’hui, et
certainement pour longtemps encore, la préoccupation majeure
des communautés médicales, scientifiques et politiques. Et pour
cause, la facile vulnérabilité à laquelle elle expose les
populations, la rapide progression de sa contagion, l’absence de
vaccins et de thérapies fiables pour l’endiguer, l’affection de
l’intégrité physique et morale des personnes malades, bouleversent
des vies et des familles au point que le VIH/SIDA est devenu un réel
problème de société.
Devant la faible efficacité des
thérapies jusqu’aujourd’hui proposées par les industries
pharmaceutiques, les programmes de prévention et de sensibilisation
pour l’adoption des comportements sexuels sains, restent les seuls
moyens de lutte. L’objectif est de couvrir toutes les catégories de
populations de toutes les localités, à travers les activités de
Communication en vue d’un Changement de Comportement (CCC).
Malheureusement, l’accessibilité de
l’ensemble des groupes sociaux à ces programmes ou, à l’inverse,
l’accessibilité de ces programmes à cet ensemble, pose problème,
dans la mesure oùle caractère sectaire ou clandestin de certains
groupes, comme les homosexuels, rend difficiles ces activités de
prévention et de sensibilisation.
L’homosexualité est
cette forme d’inclinaison sexuelle qui conduit un individu (masculin
ou féminin) à avoir des rapports sexuels avec une personne de même
sexe. Ainsi, une femme qui a des penchants sexuels ou intimes envers
une autre femme est appelée ‘’gouine’’ ou ‘’lesbienne’’ ; de même un
homme qui a des rapports sexuels avec un autre homme est appelé
‘’pédé’’ ou ‘’gay’’. Dans les deux cas de figure il y a
‘’homosexualité’’. Or, des études ont mis en évidence une prévalence
du VIH plus élevée au sein de cette communauté. Et puisque la
réponse au VIH/SIDA doit, entre autres, obligatoirement tenir compte
de toutes les situations de risque et de vulnérabilité liées aux
comportements sexuels, il y a nécessité de commencer par étudier ce
groupe spécifique au Togo.
Ce constat est
partagé par PSI/TOGO et constitue l’une de ses préoccupations
essentielles, notamment à travers son programme,
¨Réduire les écarts : une approche intégrée de
lutte contre le VIH/SIDA¨.
L’étude sur les
homosexuels au Togo menée par l’URD, avec l’appui technique de PSI
(Population Services International), avait pour but de mettre à la
disposition du Gouvernement togolais et des Responsables de
Programmes de Santé de la Reproduction (SR), des informations
fiables pour la lutte contre le SIDA au sein de la communauté des
homosexuels. L’étude a été principalement réalisée à Lomé et ses
environs, mais aussi dans quelques villes de l’intérieur du Togo, à
savoir Aneho, Kpalimé et Kara..
De façon plus
spécifique, l’étude vise dans l’immédiat à :
* Documenter les
contours du phénomène notamment à travers ses fondements
historiques, socio-culturels et ses structures d’organisation ;
* Evaluer le niveau de
connaissance des gays en matière des infections sexuellement
transmissibles y compris le VIH/SIDA ;
* Cerner les
comportements sexuels des gays ;
* Identifier les
besoins des homosexuels en santé sexuelle, en informations, en prise
en charge et en conseils ;
* Recueillir leurs
suggestions sur les stratégies d’intervention en leur faveur.
Populations de l’étude
Deux catégories de
populations ont été enquêtées. D’une part, la population cible
composée d’homosexuels de sexe masculin, communément appelés gays.
Ce choix est fondé sur des raisons de prudence méthodologique et de
pertinence des résultats compte tenu de la complexité du phénomène.
Parmi les gays composant la population de l’étude, il y a ceux
qui sont identifiés comme les ¨pairs¨ et qui sont chargés de
recruter les autres homosexuels pour les entretiens individuels. Le
nombre de pairs retenu est vingt (20) et chaque pair a recruté au
moins cinq (5) homosexuels. Le nombre total d’homosexuels enquêtés
s’élève à cent vingt deux (122). Cette population cible présente des
caractéristiques socio-démographiques (âge, niveau d’instruction,
profession, religion, situation matrimoniale, nationalité, ethnie,
etc.) assez variées.
D’autre part, les
personnes âgées ; plus précisément les autorités coutumières sont
choisies pour leur connaissance et leur rôle dans la sauvegarde des
us et coutumes claniques. A ce titre, elles apparaissent comme les
acteurs sociaux les mieux placés pour documenter l’histoire et
l’évolution de l’homosexualité dans leur société.
Méthode et techniques
de collecte des informations
Compte tenu de la
pertinence du sujet, le choix des techniques de collecte
d’information de type ethnographique, c’est-à-dire caractérisées par
les entretiens (individuels et de groupes) a été retenu. La
particularité de ces techniques reste « l’ethnographie par les
pairs » de Hawkins et Price.
« Ethnographie
par les Pairs » de Hawkins et Price
Kirstan Hawkins et
Neil Price ont conçu cet outil pour assister les agences de
développement travaillant dans les pays pauvres à renforcer leurs
capacités d’intervention en matière de santé sexuelle et
reproductive des populations pauvres. Selon ces auteurs, le but de
cet outil est de produire des données qui permettent aux
programmes de « comprendre et de développer la santé sexuelle du
point de vue des communautés elles-mêmes ». Il permet, par
ailleurs, d’identifier les groupes « marginalisés »,
« vulnérables » et « exclus » et de mettre en place les
stratégies pour les atteindre. Le principe de cet outil reste la
démarche participative, à travers le dialogue et les échanges que
suscitent les « pairs chercheurs » au sein de leurs
réseaux. Les informations recueillies grâce à cette démarche sont
ensuite restituées par les pairs au programme.
Concernant la présente
étude, l’ethnographie par les pairs homosexuels a consisté en des
entretiens, des discussions et toutes stratégies de collecte
qualitative d’informations. Les pairs homosexuels ont d’abord été
identifiés et ont ensuite été chargés, après des sessions de
formation, de rencontrer d’autres gays. Ceux-ci sont généralement
les membres de leurs réseaux. Après plusieurs séances d’entretien,
les restitutions ont eu lieu, presque quotidiennement, sur chaque
site d’enquête : Lomé, Kpalimé, Kara.
Etat des travaux :
Rapport disponible
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Etude sur les connaissances, attitudes et
pratiques en matière des IST/VIH/SIDA auprès de la population rurale
Togolaise (CAP RURAL-IST/VIH/SIDA-Togo 2005) |
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Parmi les objectifs du millénaire issus de la rencontre sur le
développement des Nations Unies en 2000, l’inversion de la tendance
inquiétante de propagation du VIH/SIDA, du paludisme et des autres
maladies graves à l’horizon 2015 a retenu l’attention des
responsables. Ainsi, afin d’anéantir la vitesse de propagation de
ces maladies à l’horizon 2015, des interventions ont été identifiées
pour être répliquées à l’échelle mondiale. Vu que la mise en oeuvre
de ces interventions exige des ressources relativement très
importantes, tous les pays (nantis ou non), ont convenu en 2001 de
la création d’un fonds dénommé « Fonds Mondial (FM) » pour lutter
contre le SIDA, le Paludisme et la Tuberculose. Depuis cette date,
on a assisté à la mise en place de nombreuses initiatives au niveau
des pays les plus touchés par l’épidémie afin de mobiliser les
ressources nécessaires à la mise en oeuvre des programmes de prise
en charge des malades.
Saisissant cette opportunité, le Togo a bénéficié en 2003 du second
round de subventions de lutte contre le VIH/SIDA et en 2005 du
quatrième. Ces subventions sont gérées respectivement par le
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et
Population Service International (PSI).
En vue d’apprécier les effets et impacts de la mise
en oeuvre du projet, il importe d’établir le niveau des indicateurs.
Ainsi, le PNUD et PSI, en qualité de principaux récipiendaires, ont
harmonisé les indicateurs contenus dans leurs propositions et
rassemblé leurs ressources pour conduire une étude sur « Les
connaissances, attitudes et pratiques en matière des IST/VIH/SIDA
auprès de la population togolaise ( CAP
– IST/VIH/SIDA -Togo 2005) ».
En
effet, leIST et l’infection à VIH et SIDA constituent un problème
majeur de santé publique et de développement au Togo. Concernant les
IST, malgré une sous-notification manifeste de ces affections,
16.558 cas ont été notifiés en 1999. La plupart des malades
présentant des IST, ne parviennent pas aux services de santé
(automédication, recours aux tradithérapeutes et aux pharmaciens
privés, etc.).
Le nombre de cas de VIH/SIDA
enregistré par les services de santé de 1987 à fin 2000 est de 12
527. Parmi ces cas, plus des trois quarts, soit environ 10 000
sujets sont déjà décédés. Depuis les premiers cas de SIDA déclarés
en 1987, leur nombre n’a cessé d’augmenter. La répartition selon le
milieu montre que 67,7% des cas de SIDA proviennent des zones
urbaines contre 32,3% des zones rurales.
Le
VIH/SIDA touche avec prédilection la population jeune productive
avec 81,5% des cas chez les sujets de 19 à 49 ans. La transmission
hétérosexuelle représente 82,4% des cas suivie par la transmission
verticale mère-enfant qui est de 6,5% des cas.
La
séroprévalence de l’infection par le VIH est estimée à 6 % en l’an
2000 dans l’ensemble de la population et le nombre de personnes
vivant avec le VIH est estimé entre 150 000 et 200 000. Plus
alarmant que ces chiffres, c’est la progression de l’épidémie qui
continue et frappe principalement les groupes d’âge de 20 à 49 ans
représentant les forces de développement du pays. Les estimations de
fin 2000 montrent que 95.000 orphelins sont des victimes de cette
pandémie, sans compter les veuves ou veufs.
Par
ailleurs, selon l’EDST2 en 1998, 17% de femmes ont utilisé le
préservatif au dernier rapport sexuel avec un partenaire autre que
le conjoint ; le niveau est de 34% chez les hommes. De la même
source, 18% de femmes et 8 % chez les hommes ont eu leur premier
rapport sexuel avant l’âge de 15 ans.
L’objectif à long terme de l’étude « CAP
RURAL – IST/VIH/SIDA -Togo 2005 » est de
contribuer à faire baisser le niveau de la prévalence du VIH/SIDA au
sein de la population rurale togolaise.
Plus spécifiquement, l’étude vise à :
1- Etablir le niveau actuel des
principaux indicateurs de suivi retenus conjointement par l’unité de
gestion du programme FM et PSI ;
2- Identifier les facteurs
d’opportunité, de capacité et de motivation qui déterminent les
indicateurs sus-cités ;
3- Evaluer l’impact de l’exposition
aux activités de communication menées dans le cadre de la lutte
contre le SIDA sur ces indicateurs ;
4- Réduire les disparités en matière
de connaissance des modes de transmission et les moyens de
prévention de l’infection entre le milieu urbain et le milieu rural.
Cette étude « CAP RURAL – IST/VIH/SIDA
-Togo 2005 » a été réalisée dans les
régions Maritime, Région de la Kara et des Savanes).
Etat des travaux : Rapport
disponible.
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Etude sur les connaissances,
attitudes et pratiques en matière des IST/VIH/SIDA chez les jeunes
de 15-24 ans au Togo (2005) |
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Selon les données de Population
Reference Bureau (PRB, 2004), plus du quart des habitants de la
planète, soit 1,7 milliards de personnes, sont âgés de 10 à 24
ans. Dans la majorité des pays africains dont le Togo, les jeunes de
moins de 20 ans représentent environ 50 % de la population totale.
Les 15-24 ans constituent une proportion non négligeable de ce
groupe. La santé de ces jeunes est d’une importance primordiale car
ils seront les parents de demain et les futurs producteurs.
En raison de certains de leurs
comportements sexuels, notamment le multipartenariat sexuel, les
rapports sexuels précoces, la mauvaise utilisation du préservatif,
les jeunes sont généralement vulnérables aux IST/VIH/SIDA.
L’étude intitulée « Connaissances,
attitudes et pratiques en matière des IST/VIH/SIDA chez les
jeunes de 15-24 ans au Togo : (CAP – Jeunes – 2005) » a été
réalisée sur l’ensemble du territoire national, couvrant les 6
régions (Lomé, Région Maritime, Région des Plateaux, Région
Centrale, Région de la Kara et Région des Savanes)
avec un échantillon représentatif de 6153 jeunes de 15 à 24
ans. Cet échantillon se répartit à égalité entre les deux
sexes (soit 3076 filles et 3077 garçons) avec une
proportion un peu plus élevée en milieu rural (58.5% contre
41.5% pour le milieu urbain).
Cette étude qui a porté sur les jeunes
scolaires et extrascolaires de 15- 24 ans des deux sexes a pour
objectifs de collecter des données permettant de fournir quelques
principaux indicateurs relatifs à la connaissance du VIH/SIDA par
les jeunes et leurs comportements sexuels.
Etat des travaux : Rapport
disponible
|
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Etude sur les connaissances,
attitudes et pratiques en matière des IST/VIH/SIDA au Togo
(CAP -IST/VIH/SIDA - Togo 2005) |
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Parmi les objectifs du millénaire issus de la rencontre sur le
développement des Nations Unies en 2000, l’inversion de la tendance
inquiétante de propagation du VIH/SIDA, du paludisme et des autres
maladies graves à l’horizon 2015 a retenu l’attention des
responsables. Ainsi, afin d’anéantir la vitesse de propagation de
ces maladies à l’horizon 2015, des interventions ont été identifiées
pour être répliquées à l’échelle mondiale. Vu que la mise en œuvre
de ces interventions exige des ressources relativement très
importantes, tous les pays (nantis ou non), ont convenu en 2001 de
la création d’un fonds dénommé « Fonds Mondial (FM) » pour lutter
contre le SIDA, le Paludisme et la Tuberculose. Depuis cette date,
on a assisté à la mise en place de nombreuses initiatives au niveau
des pays les plus touchés par l’épidémie afin de mobiliser les
ressources nécessaires à la mise en oeuvre des programmes de prise
en charge des malades.
Saisissant cette opportunité, le Togo a bénéficié en 2003 du second
round de subventions de lutte contre le VIH/SIDA et en 2005 du
quatrième. Ces subventions sont gérées respectivement par le
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et
Population Service International (PSI).
En
vue d’apprécier les effets et impacts de la mise en oeuvre du
projet, il importe d’établir le niveau des indicateurs. Ainsi, le
PNUD et PSI, en qualité de principaux récipiendaires, ont harmonisé
les indicateurs contenus dans leurs propositions et rassemblé leurs
ressources pour conduire une étude sur « Les connaissances,
attitudes et pratiques en matière des IST/VIH/SIDA auprès de la
population togolaise (CAP–IST/VIH/SIDA -Togo 2005) ».
En
effet, les IST et l’infection à VIH et SIDA constituent un problème
majeur de santé publique et de développement au Togo. Concernant les
IST, malgré une sous-notification manifeste de ces affections,
16.558 cas ont été notifiés en 1999. La plupart des malades
présentant des IST, ne parviennent pas aux services de santé
(automédication, recours aux tradithérapeutes et aux pharmaciens
privés, etc.).
Le
nombre de cas de VIH/SIDA enregistré par les services de santé de
1987 à fin 2000 est de 12 527. Parmi ces cas, plus des trois quarts,
soit environ 10 000 sujets sont déjà décédés. Depuis les premiers
cas de SIDA déclarés en 1987, leur nombre n’a cessé d’augmenter. La
répartition selon le milieu montre que 67,7% des cas de SIDA
proviennent des zones urbaines contre 32,3% des zones rurales.
Le
VIH/SIDA touche avec prédilection la population jeune productive
avec 81,5% des cas chez les sujets de 19 à 49 ans. La transmission
hétérosexuelle représente 82,4% des cas suivie par la transmission
verticale mère-enfant qui est de 6,5% des cas.
La
séroprévalence de l’infection par le VIH est estimée à 6 % en l’an
2000 dans l’ensemble de la population et le nombre de personnes
vivant avec le VIH est estimé entre 150 000 et 200 000. Plus
alarmant que ces chiffres, c’est la progression de l’épidémie qui
continue et frappe principalement les groupes d’âge de 20 à 49 ans
représentant les forces de développement du pays. Les estimations de
fin 2000 montrent que 95.000 orphelins sont des victimes de cette
pandémie, sans compter les veuves ou veufs.
Par
ailleurs, selon l’EDST2 en 1998, 17% de femmes ont utilisé le
préservatif au dernier rapport sexuel avec un partenaire autre que
le conjoint ; le niveau est de 34% chez les hommes. De la même
source, 18% de femmes et 8 % chez les hommes ont eu leur premier
rapport sexuel avant l’âge de 15 ans.
L’objectif à long terme de l’étude « CAP–IST/VIH/SIDA -Togo
2005 » est de contribuer à faire baisser le niveau de la prévalence
du VIH/SIDA au sein de la population togolaise.
Plus spécifiquement, l’étude vise à :
1 -
établir le niveau actuel des principaux indicateurs de suivi retenus
conjointement par l’unité de gestion du programme FM et PSI ;
2-
Identifier les facteurs d’opportunité, de capacité et de motivation
qui déterminent les indicateurs sus-cités ;
3-
Evaluer l’impact de l’exposition aux activités de communication
menées dans le cadre de la lutte contre le SIDA sur ces indicateurs.
Cette étude « CAP–IST/VIH/SIDA -Togo 2005 » a été réalisée sur
l’ensemble du territoire national, couvrant les 6 régions
(Lomé, Région Maritime, Région des Plateaux, Région Centrale, Région
de la Kara et Région des Savanes) avec un échantillon représentatif
d’environ 4000 femmes de 15-49 ans et de 3000 hommes de 15-59 ans.
Etat
des travaux : Rapport disponible
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Analyse de la situation en santé de la
reproduction au Togo (EAS-Togo) |
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Financée par le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP),
l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations
Unies pour l’Enfance, cette étude est réalisée par l’URD sous la
conduite des chercheurs Kokou VIGNIKIN, Dodji GBETOGLO, Yawo Hilaire
AGBOGAN, Yawo-Mensah DAMESSI, Dr Akouété AYESSOU.
Objectifs de l’étude
Objectifs généraux
Apporter une assistance au Ministère de la Santé, des Affaires
Sociales, de la Promotion de la Femme et de la Protection de
l’Enfance dans l’amélioration de la qualité des prestations de
services et de soins en santé de la reproduction/santé familiale et
de lui fournir de même qu’aux administrateurs de programmes de
population des indicateurs sur la demande, l’offre et la qualité des
services SR .
Objectifs spécifiques
-
Recueillir des données sur la santé familiale : vaccinations,
visites prénatales et assistance à l’accouchement, allaitement
maternel et sevrage ;
-
Fournir aux responsables, administrateurs de programmes de
population et agences de collaboration au développement au
Togo, des données actualisées sur l’offre et la qualité des
programmes de la santé de la reproduction et la santé familiale et
des indicateurs utiles pour la planification dans ces domaines ;
-
Evaluer le fonctionnement des services de santé de la reproduction
au Togo ;
-
Faire des suggestions en vue d’une amélioration de la collecte des
données nécessaires pour le suivi et l’évaluation des programmes de
santé familiale.
Portée
socio-politique de l’étude
-
Résultats attendus
-
Informations nécessaires à l’amélioration des programmes en SR
disponibles ;
-
Besoins essentiels en SR (d’une part au niveau des prestataires et
d’autre part au niveau des bénéficiaires) inventoriés ou recensés ;
-
Indicateurs de mesure de la performance du système de santé
fournis ;
-
Rapport et tableaux de l’étude disponibles.
- Utilité des
résultats
Les
résultats de l’étude (notamment le rapport de recherche) permettront
de mettre à la disposition du gouvernement un ensemble de données
statistiques et d’indicateurs actualisés pour répondre aux besoins
de la mise en œuvre des stratégies et des plans d’action du document
de Politique Nationale de Population (PNP) élaboré et adopté en
1998, qui tiennent compte des programmes des différents secteurs du
développement national notamment celui relatif à la santé
reproductive.
- Utilisateurs
des résultats de l’étude
Les
utilisateurs privilégiés des résultats de cette étude seront la
Division de la Santé Familiale (DSF), les responsables,
administrateurs de programmes de population et de la planification
du développement, les organismes d’assistance et les ONGs, en
particulier celles qui œuvrent dans le domaine de la santé de la
reproduction.
Etat
des travaux : Rapport d’étude disponible
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Attitudes, perceptions et pratique des
prestataires de services de planification familiale vis-à-vis de la
double protection au Togo |
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Financée par la Santé Familiale et Prévention du SIDA
(SFPS), cette étude est réalisée par l’URD sous la conduite des
chercheurs Kokou VIGNIKIN et Dodji GBETOGLO
Objectifs et hypothèses de l’étude
Objectif à long terme
L’objectif à long terme de l’étude est de contribuer
à la réduction des IST/VIH/SIDA au Togo.
Objectifs immédiats
Le concept de double protection étant relativement
nouveau dans le contexte de forte prévalence des IST/VIH/SIDA qui
caractérise le Togo, l’étude vise plus spécifiquement à documenter
les interrogations suivantes :
- Quelle perception les prestataires en planification
familiale ont-ils de la double protection (DP) et du préservatif
comme méthode contraceptive? Sont-ils eux-mêmes convaincus de
l’efficacité et de l’acceptabilité de la DP? Se sentent-ils à l’aise
à en parler lors des séances de counseling avec leurs clients?
- Du point de vue des prestataires ayant reçu la
formation en DP, quelle est la valeur ajoutée de cette méthode par
rapport à l’approche plus classique de counseling en planification
familiale ?
- Quelles attitudes les prestataires adoptent-ils
lors des séances de counseling avec leurs clients ? En fonction du
profil de ces clients, quelles formes de double protection leur
conseillent-ils ?
- Que pensent les prestataires de la mise en pratique
des conseils qu’ils prodiguent à leurs clients sur la double
protection?
- Dans quelle mesure les utilisateurs ayant bénéficié
d’un counseling sur la double protection (femmes, hommes ou jeunes)
mettent-ils en pratique les conseils reçus ? A quelles résistances
se heurte cette mise en pratique de la méthode?
Principales hypothèses de recherche
- En dépit de leur formation en DP, une proportion
non négligeable de prestataires en PF continue d’avoir des préjugés
défavorables sur le préservatif ;
- Tel qu’il est pratiqué, le counseling en DP ne
contribue que faiblement à offrir aux clients une capacité accrue de
négociation avec leurs partenaires sexuels ;
- La fréquence d’utilisation du préservatif
(régularité d’emploi) chez les clients ayant bénéficié d’un
counseling en DP n’est pas significativement différent de
celui observé au sein de l’ensemble de la population sexuellement
active;
- Peu de clients ayant bénéficié d’un counseling en
DP savent utiliser de façon correcte le préservatif ;
- Du fait d’une image défavorable du préservatif, la
mise en pratique de la double protection se heurte à des résistances
au sein des couples surtout.
Etat des travaux : Rapport d’étude disponible à l’URD
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Mesure de l’impact de l’avortement sur la
réduction de la descendance des femmes à Lomé |
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Financée par l’Organisation Mondiale de la Santé
(OMS), cette étude est réalisée par l’URD sous la conduite des
chercheurs Kodjopatapa AMEGEE, Kodjovi KOUWONOU.
L’avortement constitue en Afrique un grave problème
de santé publique. C’est une cause majeure de morbidité et de
mortalité maternelles, particulièrement dans les pays oùil est
pratiqué de façon illégale. Bien que le cadre législatif se soit
amélioré ces dernières années, l’avortement fait encore l’objet de
mesures très restrictives dans la majorité des pays africains, et sa
pratique est le plus souvent clandestine. Ces restrictions légales
de l’avortement, ainsi que les tabous relatifs à cet acte expliquent
la rareté des données sur le sujet et l’absence de vision d’ensemble
de ce phénomène. Des études ponctuelles ont montré l’importance du
recours à l’avortement et l’augmentation récente de sa prévalence.
Une étude récente sur l’ampleur du phénomène au Togo révèle que 9%
des femmes au Togo et 19% des femmes à Lomé ont une fois déjà eu
recours à l’avortement provoqué. L’avortement semble donc jouer un
rôle de régulation de la fécondité et son impact sur le niveau de la
fécondité a été constaté dans certains pays comme la Côte d’Ivoire
et la Colombie. Cette pratique de l’avortement survient dans un
contexte de baisse de la fécondité, particulièrement en milieu
urbain, oùla prévalence contraceptive reste basse, comme le
montrent les résultats des deux Enquêtes Démographiques et de Santé
au Togo.
Le présent projet mené essentiellement à Lomé dans
ces trois composantes (quantitatif, qualitatif et collecte des
données sanitaires dans les hôpitaux et maternité) a pour objectifs
de mesurer l’impact de l’avortement sur les niveaux de fécondité
enregistrés à Lomé, d’étudier les conditions du recours à
l’avortement et de cerner les circonstances dans lesquelles
s’effectue ce recours. Malgré l’existence de programmes de
planification familiale, la prévalence des méthodes contraceptives
modernes reste faible, les besoins non satisfaits en planification
familiale sont élevés. La faible prévalence contraceptive pose la
question de l’adéquation entre l’offre et la demande de
planification familiale. L’offre de planification familiale est
variée puisqu’elle émane de différentes sources : secteur public,
secteur privé ou informel. Plusieurs facteurs limitent l’accès à la
planification familiale, notamment le coût des méthodes,
l’insuffisante formation des prestataires, le manque d’information
sur la contraception, la crainte des effets secondaires. etc.. Tous
ces éléments amènent à s’interroger sur le rôle des prestataires de
service dans la qualité de l’offre. Cette question de l’offre de
service existe également pour l’avortement. Illégal, cet acte est
pratiqué le plus souvent de façon clandestine soit dans des
structures publiques de la santé, soit dans le secteur privé ou en
recourant à un réseau informel (pharmacopée traditionnelle,
marché..). L’avortement constitue une source de revenu non
négligeable pour les personnels médical et paramédical qui le
pratiquent, mais la qualité des soins et la prise en charge
post-abortum sont souvent déficientes.
La décision pour une femme de recourir à l’avortement
est souvent une réponse aux conséquences sociales ou familiales que
pourrait avoir une grossesse non désirée. Les rapports entre hommes
et femmes ainsi que le rôle de la famille et de la société dans les
décisions en matière de fécondité vont conditionner les
comportements reproductifs des femmes et leurs éventuels recours à
la contraception et/ou à l’avortement. Cette question de
l’interruption volontaire de grossesse pose plus largement la
question de la sexualité et de la capacité de négociation des
relations sexuelles par les femmes, notamment chez les
adolescentes : l’absence de communication entre parents et enfants
explique que de nombreux avortements se font à l’insu des parents et
au sein du couple, ce manque de communication limite les
possibilités de négocier les relations sexuelles et d’éviter
certaines grossesses.
Cette étude est destinée à définir la place de
l’avortement provoqué dans le processus de transition démographique
à Lomé. Nous étudierons le rôle de l’avortement comme mode
d’espacement ou de limitation des naissances et mesurerons son
impact sur le niveau de fécondité. Nous examinerons les relations
existant entre la pratique de la planification familiale et celle de
l’avortement ; ces pratiques sont-elles exclusives ou
complémentaires? Le recours à l’avortement s’explique-t-il par la
déficience ou l’absence d’offre de planification familiale ?
Nous analyserons plus spécifiquement les conditions
du recours et les raisons qui amènent les femmes à pratiquer un
avortement. Nous considérerons également le rôle de la femme et de
son partenaire dans cette décision d’avorter mais aussi dans la
prise en charge de cet acte tant d’un point de vue sanitaire que
financier, ainsi que les facteurs qui amènent les femmes à choisir
un type de recours précis (secteur biomédical privé ou public,
réseau informel, choix du prestataire).
Le projet s’appuiera sur une méthodologie qualitative
et quantitative. Des enquêtes par entretiens individuels et de
groupe auprès de femmes, de personnels de santé et de différents
prestataires de services en matière de planification familiale et
d’avortement seront menés dans le volet qualitatif. Le volet
statistique sera mené à l’aide d’un questionnaire individuel fermé
auprès d’un échantillon de 4500 femmes (en union ou non en union)
représentatif de la population des femmes de Lomé et de ses
environs. Le choix de Lomé s’explique dans la mesure ou c’est dans
cette ville qu’on a eu a noter la plus forte baisse de la fécondité
au cours de la décennie 1988-1998; de plus l’avortement est
essentiellement un phénomène urbain selon les résultats issus de
certains de nos travaux antérieurs. Par ailleurs, un dépouillement
des registres de maternité et des grands hôpitaux de Lomé (3 au
total) des trois dernières années (1999, 2000 et 2001) sera réalisé
afin de cerner l’aspect hospitalier (bien que partiel mais médical)
du phénomène. Ceci complétera le volet quantitatif réalisé dans les
ménages.
Ce projet s’étalera sur une durée de 18 mois et verra
l’élaboration des outils nécessaires de collecte, suivi des
différentes collectes de données, l’analyse et la production d’un
rapport d’étude.
Etat des travaux :
Rapport d’étude disponible
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Mobilité et Sida (Phase I et II) :
Connaissance et attitudes en matière de IST/VIH/SIDA et
pratiques sexuelles des routiers et des travailleuses de sexe sur
l’axe routier Lomé-Cinkassé |
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Phase 1 :
étude de base auprès des routiers et travailleuses de sexe au
Togo
Financée par Population Service International (PSI),
cette étude est réalisée par l’URD sous la conduite des chercheurs
Adadé Messan, Kokou Vignikin et Donatien Béguy pour appuyer les
activités de PSI-TOGO prévues au titre du Programme "Prévention du
Sida sur les Axes migratoires de l’Afrique de l’Ouest (PSAMAO-TOGO).
L’étude statistique proposée dans le cadre de cette
recherche vise globalement à mettre à la disposition de PSI-TOGO,
des données chiffrées et des informations pertinentes qui lui
permettront de réaliser avec efficience ses activités de
sensibilisation, d’éducation et de marketing social en direction des
routiers et travailleuses de sexe sur l’axe Lomé-Cinkassé. L’étude
statistique a été complétée par un volet qualitatif qui a pour
objectif principal de comprendre et d’expliquer les attitudes et
comportements des routiers et travailleuses de sexe en matière de
prévention du Sida. L’étude a également été entreprise sur l’axe
routier témoin Cotonou-Manlanville (axe de contrôle) afin de mieux
évaluer l’impact des activités de PSI-TOGO sur les comportements
sexuels de cette population-cible.
De manière plus spécifique, l’étude a pour objectif
de fournir des données sur :
-
un état des connaissances des routiers et des travailleuses
de sexe présents sur les sites retenus en matière de risques, de
modes de transmissions, de moyens de prévention contre les MST/SIDA
ainsi que les obstacles à l’utilisation des condoms ;
- des
informations sur les pratiques, attitudes et comportements des
enquêtés en matière de sexualité;
- des
informations sur le nombre et le type de détaillants de condoms
opérant sur les sites de l’étude, les prix actuellement pratiqués,
les marques disponibles, les canaux d’approvisionnement, les
opinions sur la disponibilité, etc.
Articulé autour de discussions thématiques de groupes
(groupes de discussion dirigée), le volet qualitatif vise à
inventorier et à documenter les perceptions des routiers et des
travailleuses de sexe quant aux risques de contamination et de
transmissions du VIH/SIDA, les modes de transmission et les méthodes
de protection contre les MST/SIDA, les obstacles à l’utilisation des
condoms.
Cette première phase de la recherche est achevée et a
fait l’objet d’un rapport disponible à l’URD.
Phase II:
Connaissance et attitudes en matière de IST/VIH/SIDA et pratiques
sexuelles des routiers et des travailleuses de sexe sur l’axe
routier Lomé-Cinkassé
L’étude " Connaissance et attitudes en matière de IST/VIH/SIDA
et pratiques sexuelles des routiers et travailleuses de sexe sur
l’axe routier Lomé-Cinkassé" s’inscrit dans le cadre des recherches
de PSAMAO et vise globalement à mettre à la disposition du
gouvernement togolais, notamment la Direction Générale de la Santé
et autres acteurs de lutte contre les IST/VIH/SIDA dont le PNLS et
PSI/Togo, des indicateurs et des informations pertinentes qui leur
permettront de cerner l’impact des activités menées à l’endroit des
routiers et des TS sur leurs comportements en matière de prévention
des IST/VIH/SIDA. Ces informations permettront de mieux orienter les
activités de Communication pour le Changement de Comportement (CCC),
d’éducation et de marketing social en direction des routiers et des
TS opérant le long de l’axe routier Lomé-Cinkassé.
Faisant suite à la première enquête, cette étude a
permis de faire un état des lieux sur les connaissances, attitudes
et pratiques des routiers et des TS en matière de IST/VIH/SIDA et a
fourni des informations pertinentes qui ont servi à orienter les
activités de PSI/TOGO sur l’axe routier Lomé-Cinkassé. Dix huit mois
après le lancement du projet, il est nécessaire de faire une
évaluation à mi-parcours afin de cerner les problèmes des IST/VIH/SIDA
chez les routiers et les TS. L’étude a permis de :
- déterminer le niveau de perception du risque de
contamination aux IST/VIH/SIDA chez les routiers et les TS ;
- déterminer le niveau de connaissance du condom
féminin et du condom masculin chez les TS et chez les routiers ;
- évaluer l’acceptabilité du condom féminin par
rapport au condom masculin chez les TS et les routiers Cerner les
pratiques sexuelles (nombre et types de partenaires, utilisation des
condoms, etc) chez les routiers et les TS ;
- évaluer les changements de connaissance,
d’attitudes et de pratiques en matière des IST/VIH/SIDA chez les
routiers entre 1998 et 2001 ;
- évaluer le niveau d’exposition aux différentes
stratégies d’intervention de PSAMAO sur l’axe Lomé-Cinkassé chez les
routiers et les TS ;
- fournir des informations pour identifier les
stratégies de négociation en vue de l’utilisation du condom féminin
et du condom masculin chez les TS, les obstacles à leur utilisation
par les routiers et les travailleuses de sexe, les stratégies de
communication qui favoriseraient les
changements comportement et enfin les supports logistiques
susceptibles de promouvoir efficacement les condoms féminins et
masculins.
Après identification des sites à retenir sur le grand
axe routier nord-sud qui traverse le Togo, tous les chauffeurs
routiers, leurs apprentis et les convoyeurs de camions qui y étaient
présents ont fait partie de l’enquête. Au total, 1040 routiers ont
été interrogés sur l’ensemble des sites. De même, toutes les
travailleuses de sexe présentes sur ces sites ont également été
interrogées.
L’opération de collecte s’est déroulée de manière
itinérante dans le sens Lomé-Cinkassé sur les sites retenus. Pour le
volet “ routiers ”, afin de réduire les risques d’enquêter un
individu plusieurs fois ou d’omettre certains routiers, des
auto-collants étaient apposés sur les camions des chauffeurs
enquêtés. Pour les femmes, travailleuses de sexe, elles ont été
identifiées dans leur lieu de travail ou dans leur lieu d’habitation
par les pairs éducatrices qui ont joué le rôle de facilitateurs.
L’ONG FAMME a facilité la prise de contact entre l’équipe technique,
les pairs éducatrices et les TS. Fin 2001, un rapport préliminaire
est disponible.
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Nutrition des enfants à Dapaong |
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Financée par le projet “ LINKAGES ” de
l’Académie pour le Développement de l’ Education (AED “ Academy for
Educational Development), l’étude intitulée "Enquête Nutrition des
enfants à Dapaong" est réalisée par l’URD sous la conduite de Dodji
Gbetoglo avec la collaboration de l’Association d’Appui aux
Activités de Santé Communautaire (3 ASC) de Dapaong, une ONG locale
identifiée pour la réalisation des actions et des interventions
relatives à la présente étude.
L’étude a donc pour objectif principal d’apporter une
contribution aux efforts des programmes nationaux sur l’allaitement
maternel et la lutte contre la malnutrition, en encourageant
l’adoption de comportements maternels responsables, favorables à une
alimentation saine et équilibrée des nourrissons et des enfants,
afin de prévenir la malnutrition, surtout l’anémie. De façon
spécifique, l’étude vise à :
- mesurer les changements (ou l’évolution) observés
au niveau de la prévalence en allaitement exclusif des enfants de 0
à 6 mois dans la zone d’intervention d’une part dans le temps, et
d’autre part par rapport à la zone de contrôle oùaucune action
n’est menée en ce sens ;
- mesurer les changements dans le temps dans la
consommation des suppléments en micronutriments chez les enfants de
6 à 59 mois (vitamine A), chez les femmes enceintes (fer et autres)
et chez les femmes allaitantes (vitamine A).
L’objectif général de la première phase qui s’est
déroulée en septembre 1998 était d’aboutir à la présentation de
l’état de la situation de base observée avant toute intervention ou
action à mener. Une autre collecte de données sera effectuée à la
fin de la période d’intervention permettant de mesurer le changement
et /ou d’apprécier l’évolution de la situation et l’influence des
actions menées, ceci en vue de faire des recommandations pour des
améliorations avant une plus large extension de l’exécution des
actions programmées.
Au point de vue méthodologique, la commune de Dapaong
a été subdivisée en deux grandes zones identiques et comparables :
une zone d’intervention et une zone de contrôle. Dans la zone
d’intervention, des agents DBC vont fournir des conseils relatifs à
la planification familiale, la prévention des MST/SIDA, la
distribution et l’utilisation du condom et des différentes méthodes
contraceptives, l’utilisation de SRO/ORASEL et des suppléments en
micronutriments (Vitamine A, fer, etc.), au traitement du paludisme.
En plus des éléments ci-dessus, les agents DBC donneront des
conseils pour la promotion d’un allaitement optimal. La zone de
contrôle qui est une zone témoin ne bénéficiera pas de ces conseils.
Sur base de calculs et de tests statistiques, la
taille globale de l’échantillon est d’environ 1000 nourrissons de
moins de 6 mois. Pour atteindre cet effectif, il a fallu interroger
tous les ménages de la ville en passant dans toutes les maisons ;
c’est donc un comptage exhaustif de tous ces nourrissons. Toutes les
mères ayant un enfant âgé de moins de 6 mois ont été pratiquement
interviewées au cours de cette opération.
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Analyse approfondie de la seconde Enquête
Démographique et de Santé du Togo |
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Après la publication en avril 1999 des principaux
résultats de la deuxième phase de l’Enquête Démographique et de
Santé au Togo (EDST-II) réalisée en 1998, il s’est avéré nécessaire
de produire des analyses thématiques approfondies pour mieux
expliquer l’évolution et les tendances de certains phénomènes
démographiques. Trois thèmes, la fécondité, la mortalité infantile
et les MST/SIDA ont fait l’objet de ces analyses approfondies basées
sur les données des deux Enquêtes Démographiques et de Santé
réalisées en 1988 et 1998 et d’autres informations statistiques
grâce au financement conjoint du Fonds des Nations Unies pour la
Population (FNUAP-TOGO) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
(UNICEF -TOGO) et la collaboration fructueuse des démographes de
l’URD et ceux de la Direction de la Statistique Générale.
L’ouvrage publié dans la collection “ Les Dossiers de l’URD ” est
disponible à l’URD.
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Enquête MICS 2-TOGO 2000 (Multiple
Indicator Cluster Survey - Togo 2000)
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L’Enquête MICS2 du Togo a été réalisée par la
Direction de la Statistique Générale (Ministère du Plan, de
l’Aménagement du Territoire, de l’Habitat et de l’Urbanisme) en
collaboration avec l’URD. Elle a bénéficié du soutien financier de
l’UNICEF et de l’appui technique de plusieurs institutions dont
Measure/DHS et Statistique Canada.
L’Enquête MICS2 - Togo 2000 visait à mesurer à quel
point les objectifs de la décennie, établis par le Sommet Mondial
pour les Enfants ont été réalisés au Togo, à constituer les données
de base pour le nouveau Programme de Coopération Togo/UNICEF 2002 -
2006 dans les huit préfectures de l’actuel Programme de Coopération
et à analyser et publier les données permettant de suivre
l’évolution des indicateurs sociaux relatifs au bien-être des
enfants, afin de prendre des décisions appropriées au Togo.
Au plan méthodologique, l’échantillon de l’enquête
MICS2 du Togo est représentatif au niveau national, du milieu urbain
et rural et au niveau de Lomé et des cinq régions du Togo :
Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes. L’échantillon est
basé sur un sondage par grappes stratifié à deux degrés. Toutes les
femmes âgées de 15 à 49 ans et tous les enfants de moins de cinq ans
résidant dans les ménages ont été enquêtés avec des questionnaires
individuels. Le questionnaire pour les femmes contient quatre
modules (le toxoïde tétanique, la santé maternelle et du nouveau-né,
l’utilisation des contraceptifs et le VIH/SIDA) et celui des enfants
âgés de moins de cinq ans en compte six (l’enregistrement de la
naissance à l’état civil et l’apprentissage précoce, la vitamine A,
l’allaitement au sein, la prise en charge des maladies, le paludisme
et la vaccination).
Sur les 5095 ménages sélectionnés, 4781 ont été
identifiés et 4589 ont pu être enquêtés avec succès soit un taux de
d’identification des ménages a donc été de 90 %. Dans les ménages
enquêtés, 5167 femmes éligibles âgées de 15 à 49 ans et 3343 enfants
âgés de moins de cinq ans ont été identifiés et parmi eux 4708
femmes et 3152 enfants ont été interviewés avec succès, soit des
taux de réponses respectifs de 91 et 94 %. Contrairement aux taux de
réponse des ménages, les taux de réponses des femmes et des enfants
sont plus élevés dans les zones urbaines (92 % chez les femmes et 96
% chez les enfants) que dans les zones rurales (91 % chez les femmes
et 94 % parmi les enfants). Ces taux de réponses élevés (plus de 90
%) indiquent une bonne couverture nationale de l’enquête. Les
principaux résultats de l’enquête, sont consignés dans un rapport
que va publier le bureau de l’UNICEF à Lomé.
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Excision
au Togo (EXCITOG) |
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Excision au Togo (EXCITOG)"
est menée par les chercheurs Akoua Agounké, Kokou Vignikin et Marja
Janssens. L’étude se veut le reflet de la situation socio-culturelle,
économique et sanitaire dans les communautés du Togo dans lesquelles la
pratique de l’excision est encore en vigueur. Les objectifs spécifiques
assignés à l’étude sont :
- déterminer de façon
précise l’incidence de l’excision et répertorier les types d’opérations
pratiqués dans les groupes sociaux ciblés ;
- inventorier les
croyances qui entourent la pratique dans ces groupes ;
- recueillir et
classifier les opinions et attitudes actuelles des populations concernées
vi-à-vis de la pratique ;
- apprécier les
conséquences sanitaires et psychologiques de la pratique ;
- fournir une évaluation
objective de l’excision au Togo et proposer des éléments nécessaires à
l’élaboration de stratégies visant à éradiquer sa pratique au Togo.
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Multiple-Indicator
Surveys (MICS) |
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Multiple-Indicator
Surveys (MICS) a été conduite par les chercheurs Kodjo Kotokou et Kodjovi
Kouwonou en 1996.
Le projet a visé :
- mesurer le taux de
réalisation des objectifs de la mi-décennie établis par le Sommet Mondial
dans le contexte togolais ;
- obtenir le niveau des
indicateurs relatifs à la santé et à l’état nutritionnel des enfants de
moins de cinq ans, à l’habitat, à l’eau et à l’assainissement, à la
fréquentation scolaire et à la mortalité dans l’enfance en vue de suivre
leur évolution et permettre la prise de décisions appropriées pour le
mieux-être de la mère et de l’enfant au Togo.
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Analyse
continue de la situation des femmes et des enfants (SIFET) |
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Analyse continue de la
situation des femmes et des enfants (SIFET) est réalisée par Kodjo Kotokou
et Marja Janssens.
L’objet de
ce projet est de garantir le suivi des principaux indicateurs caractérisant
la situation des femmes et des enfants et la mise à jour régulière de
l’analyse de cette situation.
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