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RECHERCHES ET ETUDES
Projets réalisés
Recherches opérationnelles sur la maîtrise de la fécondité
La présente étude s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme d’interventions et d’actions de santé à base communautaire dans la ville de Kpalimé située à l’Ouest de la partie méridionale du Togo à 112 km de Lomé.
Financée par le Wellcome Trust, une fondation anglaise, l’étude est co-réalisée par le Centre for Population Studies (London School of Hygiene and Tropical Medecine (CPS/LSHTM)) et l’Unité de Recherche Démographique sous la conduite de Maia Ambegaokar (LSHTM) et Dodji Gbétoglo (URD) en appui au Bureau Régional INTRAH à Lomé et au Ministère de la santé de la République du Togo. Il s’agit d’une évaluation des interventions de distribution de contraception à base communautaire (DBC).
Les programmes DBC visent à augmenter l’approvisionnement en moyens contraceptifs en rapprochant les services des populations et à accroître la demande en influençant l’opinion concernant la planification familiale. La DBC est assurée par des agents volontaires résidant dans la communauté oùils interviennent. Ils vont de maison en maison pour des consultations en planification familiale et en santé des enfants ou pour des entretiens avec les ménages sur ces différents sujets. Par ailleurs, les agents DBC mènent des activités de sensibilisation (information, éducation et formation, IEC) lors de la distribution de méthodes contraceptives aux premiers utilisateurs ou de réapprovisionnement des anciens clients.
L’évaluation est menée par l’URD au moyen d’une série d’enquêtes quantitatives et qualitatives :
- une enquête de base (avant le démarrage de toute activité d’intervention) auprès de 2000 hommes et femmes de 15 ans et plus, pour apprécier le niveau de connaissances de la population par rapport aux actions qui allaient être menées ;
- des enquêtes de type qualitatif au cours de l’intervention, pour mesurer l’impact des activités menées.
L’enquête de base a été réalisée en juillet-août 1998. En 1999 ont eu lieu les interventions des agents de planification familiale (avec l’ONG vivre mieux). D’octobre à décembre 2000 ont été réalisées les enquêtes d’évaluation post-intervention. Ce sont des enquêtes de type qualitatif (des entretiens de groupes ou focus groups) et quantitatif. Fin 2001, l’analyse des données est en cours.
Evaluation du Centre des Jeunes de l’ATBEF à Lomé
Initié par le Programme FOCUS (Université de Tulane, Etats unis) et l’Unité de Recherche Démographique (URD) et financé par la SFPS et l’USAID, le projet “évaluation du Centre des Jeunes de l’ATBEF” est mené en trois grandes phases et vise à analyser l’efficacité du Centre de Lomé c’est-à-dire à voir dans quelle mesure ses prestations de services répondent aux besoins en santé reproductive des jeunes. Basée sur une évaluation des connaissances, pratiques et aspirations des jeunes de Lomé en matière de santé reproductive d’une part, et sur l’analyse du fonctionnement du centre des jeunes de l’ATBEF d’autre part, la recherche se propose plus spécifiquement :
- d’analyser les profils des jeunes qui fréquentent et ceux qui ne fréquentent pas le centre ;
- d’évaluer les connaissances, pratiques et besoins de ces jeunes en matière de santé reproductive (contraception, MST/SIDA, grossesses non désirées, etc.) ;
- d’évaluer les connaissances, attitudes et pratiques des parents de ces jeunes en matière de santé reproductive (planification familiale, MST/SIDA, éducation familiale, etc.) ;
- d’évaluer l’adéquation des prestations offertes par le centre de jeunes en matière de santé reproductive aux attentes des jeunes et, éventuellement, de leurs familles.
La première phase visait un état des lieux en matière de connaissances, comportements et pratiques sexuelles des jeunes de Lomé. Une enquête quantitative et une enquête qualitative ont été réalisées à cet effet en 1998. Un atelier de dissémination des principaux résultats en novembre 1999 en a restitué les principaux résultats aux responsables de ces actions. L’équipe technique, de cette première phase était composée des chercheurs de l’URD (Kodjovi Kouwonou et Patricie Mukahirwa) et de Tulane University (Ilene Speizer et Stephanie Mullen). Une deuxième phase a été menée en 2000 (EVACJEUNE2 ) pour apprécier à mi-chemin les changements éventuels enregistrés auprès des jeunes qui avaient été interviewés lors de la première phase, compte tenu des activités de sensibilisation du centre de jeunes de Lomé. Les enquêtes ont été menées par la même équipe de Tulane University et du coté de l’URD par Kodjovi Kuwonou et Lambert Kodjapatapa Amegee
L’enquête quantitative de base réalisée en 1998 a porté sur un échantillon représentatif de 2083 jeunes des deux sexes âgés de 10 à 24 ans. Les parents des jeunes de l’échantillon ainsi que les responsables et prestataires de services du centre ont été également interviewés.
Lors de la deuxième phase, l’objectif était de collecter les informations auprès des mêmes jeunes interviewés à l’enquête de base. A l’enquête de suivi, le taux de déperdition a été important. De ce fait, seuls 817 des jeunes qui ont participé à l’enquête de base ont été interrogés avec succès à l’enquête de suivi en 2000. toutefois, l’enquête de suivi de 2000 s’est portée sur un total de 1679 jeunes. En fait, dans certains ménages, oùle jeune interviewé en 1998 n’est plus retrouvé, on procède à un remplacement. C’est donc les mêmes ménages qui ont été retenus en 1998 comme en 2000.
Le support de collecte utilisé en 1998 n’a pas subi de modifications majeures pour des raisons de comparaison des données des deux bases. Il s’agit ainsi d’un questionnaire structuré en cinq modules :
- Les caractéristiques individuelles, - Les connaissances générales sur la sexualité, - Les sources d’informations sur la sexualité, - La pratique sexuelle, - Les besoins et aspirations.
Il faut souligner aussi que contrairement à la phase 1, l’enquête de suivi n’a pas pris en compte le volet “Parent”.
Plusieurs résultats ressortent de l’analyse des données. Au sujet de la répartition des enquêtés, on note une répartition relativement équilibrée dans les trois différentes strates qui regroupent les soixante deux grappes retenues pour l’étude. L’environnement familial est l’un des facteurs qui influencent les comportements sexuels des jeunes. Les données de l’enquête de suivi confirment certains résultats déjà obtenus à l’enquête de base. Plus ils sont âgés moins nombreux les jeunes vivent avec leurs parents biologiques. De plus, quel que soit leur âge, les jeunes sont proportionnellement plus nombreux à vivre avec leur mère seule qu’avec leur père seul.
L’analyse des sources d’informations sur les IST/SIDA et sur la sexualité montre que la plupart des jeunes s’informent essentiellement à l’école ou auprès de leur enseignant. Les jeunes s’adressent beaucoup moins à leurs parents quand il s’agit des sujets comme la contraception et les IST/SIDA (respectivement 5,2 % et 2,9 %). Néanmoins, ils sont un peu plus de 13 % à déclarer faire confiance à leurs parents lorsqu’il s’agit des questions concernant la sexualité. Toutefois, il faut signaler que les filles sont plus tentées que les garçons de se confier à leurs parents en la matière. La majorité des jeunes souhaitent toutefois avoir l’information relative à la sexualité auprès des différents centres de l’ATBEF. Bien qu’on dénote une nette progression entre 1998 et 2000 au sujet de la connaissance du centre des jeunes de l’ATBEF, la fréquentation dudit centre ne tente qu’une minorité des jeunes. Dans l’analyse des facteurs pouvant expliquer la connaissance du centre des jeunes de l’ATBEF, il ressort que l’environnement familial, le sexe et le fait de regarder la télévision n’influencent pas cette connaissance. Par contre, le statut scolaire, le niveau d’instruction et la distance qui sépare le lieu de résidence du centre des jeunes ont des effets significatifs dans l’analyse de la connaissance du centre des jeunes.
à l’enquête de base comme à l’enquête de suivi, les filles sont proportionnellement plus nombreuses que les garçons à avoir déjà eu des rapports sexuels. Ces premiers rapports sexuels sont généralement pratiqués autour de 17 ans. En ce qui concerne l’utilisation d’une méthode contraceptive lors de ces premiers rapports sexuels, les données des deux enquêtes montrent que les jeunes sont de plus en plus conscients des dangers qu’ils courent en ayant des rapports sexuels non protégés. En 2000, ils sont un peu plus nombreux qu’en 1998 à utiliser un condom lors de leurs premiers rapports sexuels. Mais il est difficile d’attribuer cette prise de conscience aux seules activités du centre des jeunes.
Par ailleurs, il faut souligner que nombre de résultats dégagés de l’analyse des données de l’enquête de base et de celles de l’enquête de suivi sont confirmés par l’analyse des déclarations issues du sous échantillon des jeunes qui ont été interviewés aux deux dates.
Dans le sous échantillon des jeunes qui ont été interviewés aux deux dates, il ressort que le fait de vivre sous le toit des parents retarde l’âge de la sexualité active. Le niveau d’instruction influence significativement le comportement sexuel entre 1998 et 2000. Plus on est instruit, plus élevée est la probabilité d’être sexuellement actif. Au sujet de l’occupation professionnelle, qu’ils soient sur les bancs ou non, les garçons ont eu les mêmes chances de devenir sexuellement actif au cours de la période 1998–2000.
D’après les résultats de l’enquête, les garçons utilisent plus la contraception que les filles et ceux qui sont scolarisées plus que les non scolarisés. La pratique durable (lors des deux enquêtes) est plus fréquente dans le groupe des jeunes scolarisés.
Par ailleurs, plus ils regardent la télévision plus les jeunes montrent une compréhension adéquate du cycle menstruel féminin ainsi que d’autres questions concernant la sexualité. Les résultats des deux premières phases de l’étude ont été diffusés à un public restreint au cours de deux ateliers tenus en novembre 1999 et en décembre 2000. Les rapports sont disponibles à l’URD et sont en train d’être publiés par SFPS.
Enfin la troisième phase (EVACJEUNE3) qui est la phase finale du programme permet de mesurer l’évolution des actions menées par le centre des jeunes de l’ATBEF de Lomé de 1998 à 2001. A l’instar des deux première phases, les résultats de cette dernière phase sont en train d’être publiés par le bureau régional de SFPS pour l’Afrique.
Etude sur la satisfaction et le suivi des soins post-insertion des utilisatrices de Norplant au Togo
Commanditée par le Ministère de la santé et la Direction de la santé Familiale (DSF), financée par le Projet Régional “ Santé Familiale et Prévention du Sida (SFPS - Abidjan) et exécutée par l’URD, cette étude doit mettre à la disposition du Ministère de la santé et de la DSF, des informations fiables et actualisées pour élaborer une stratégie efficiente d’augmentation de l’utilisation des méthodes contraceptives modernes au Togo. L’étude s’est attachée à cerner le parcours contraceptif des femmes utilisatrices de Norplant au Togo, à mesurer leur niveau de satisfaction et à appréhender les difficultés éventuelles liées à cette pratique (saignements inter-menstruels, arrêts ou modifications du régime des règles, maux de ventre, problèmes de retraits des implants, etc.).
Des interviews individuelles ont été réalisées auprès de 613 femmes ayant eu leurs implants/Norplant insérés entre 1996 et l’an 2000. Ces femmes ont été repérées dans les dix points de prestations de services (PPS) dans lesquels une campagne de sensibilisation a été menée et qui couvrent l’ensemble des six régions du Togo, y compris la ville de Lomé.
Les principaux résultats de l’étude sont résumés comme suit :
- l’âge des utilisatrices de Norplant au Togo varie entre 16 et 52 ans. La grande majorité de ces femmes vit en union (86 %). 40 % de ces femmes sont sans instruction et les 4/5 exerçaient une activité économique au moment de l’enquête, majoritairement dans l’agriculture et dans le commerce.
- Pour 50 % des femmes enquêtées, le Norplant ne constitue pas la première méthode de contraception utilisée. Parmi ces femmes, 53 % ont d’abord utilisé es injectables, 18 % des pilules et 8 % le stérilet.
- Dans l’ensemble, pratiquement toutes les femmes interrogées (9/10) ont reçu tous les conseils et procédures à suivre pour l’insertion des Implants/Norplant, le retrait et les effets secondaires du Norplant.
- Les principales raisons évoquées par les enquêtées pour justifier l’adoption du Norplant sont : sa plus longue durée de protection (97 % de femmes), sa contrainte moindre (84 %), sa plus grande efficacité (83%), sa praticabilité et sa réversibilité (78 %), sa discrétion (76 %).
- Bien qu’il soit difficile d’attribuer certains effets secondaires uniquement au Norplant, les femmes utilisatrices se sont particulièrement plaintes de saignements irréguliers, de règles prolongées (60 %), de saignements abondants (26 %), de maux de tête et vertiges (22 %) et d’augmentation de poids (20 %).
- Neuf utilisatrices de Norplant sur dix apprécient les différents aspects de la méthode soumis à leur évaluation : accueil dans les PPS, service de counseling, disponibilité des prestataires, suivi post-insertion, coût de la méthode, efficacité de la méthode, capacité technique des prestataires. Plus de 90 % des clientes interrogées se disent satisfaites de l’utilisation du Norplant. Le rapport est disponible à l’URD et est en train d’être publié par SPFS - Bureau d’Abidjan.
Education des jeunes en santé de la reproduction et prévention des IST/VIH/SIDA en milieu scolaire au Togo “ EDUC-JEUNES/SRA ”
Financée par Population Service International (PSI), l’étude est menée par l’URD sous la conduite de Kodjopatapa Amegee et Djesika Amendah.
Comme de nombreux pays africains, le Togo a adopté en 1998 une politique de population ayant comme objectif "l’amélioration des conditions et du niveau de vie des populations". Cette politique s’appuie essentiellement sur la fourniture des services de santé reproductive. Toutefois, la plupart des actions en matière de santé de la reproduction ciblent soit les femmes soit la population générale. Les services sont pour la plupart fournis dans des centres de santé maternelle et infantile qui sont peu appropriées aux adolescents. Pourtant, la santé de la reproduction chez les adolescents pose des problèmes à la fois d’ordre médical, social et économique.
Ainsi, PSI/Togo considère les jeunes comme une cible particulière pour ses activités de marketing social visant un changement de comportement en matière de santé reproductive, particulièrement de prévention des IST/SIDA et des grossesses non désirées.
à travers cette recherche exécutée par l’URD, PSI/Togo entend expérimenter une stratégie d’intervention en vue de contribuer à l’augmentation du taux d’utilisation du préservatif et à la réduction de la prévalence des IST/SIDA et des grossesses non désirées chez les jeunes en milieu scolaire. Cette recherche est effectuée à Lomé et à Kpalimé, dans les établissements faisant partie des sites d’intervention du Programme de Santé de Reproduction des Adolescents de PSI/Togo.
L’étude a donc pour objectif principal de contribuer à la réduction de la prévalence des IST/SIDA et des grossesses non désirées chez les jeunes en milieu scolaire, et promouvoir des pratiques saines en matière de santé de la reproduction à travers l’utilisation correcte et systématique des préservatifs et un meilleur accès aux services de SRA. L’étude vise à :
- déterminer les besoins et aspirations des jeunes en milieu scolaire en matière de prévention des IST/SIDA et des grossesses non désirées ;
- évaluer le niveau de connaissance des jeunes en milieu scolaire, en matière de prévention des IST/VIH/SIDA et des grossesses non désirées, et le niveau de perception du risque de transmission ;
- identifier les facteurs qui influencent la perception du risque de transmission des IST/VIH/SIDA et de grossesses non désirées ;
- déterminer le niveau d’utilisation (et d’utilisation correcte) du préservatif chez les jeunes en milieu scolaire, notamment selon le contexte de l’acte sexuel et le type de partenaire ;
- examiner les raisons de la non-utilisation du préservatif chez les jeunes en milieu scolaire ;
- identifier les facteurs qui influencent l’adoption des comportements sexuels sains et responsables chez les jeunes en milieu scolaire ;
- tester la stratégie de l’éducation par les pairs en vue d’augmenter de façon significative (au bout de 24 mois) la proportion des jeunes du milieu scolaire qui adoptent des comportements sexuels sains et responsables.
Cette étude est menée auprès des jeunes âgés de 13-24 ans des collèges et lycées d’enseignement du deuxième et de troisième degré de Lomé et de Kpalimé. On a utilisé une approche quasi-expérimentale. Les sites de l’étude sont composés d’un site expérimental et d’un site de contrôle. Le site expérimental comporte 16 établissements faisant partie des sites d’intervention du projet PSI/Togo. Il s’agit des lycées et collèges d’enseignement du deuxième et du troisième degré d’enseignement. 14 établissements sont situés à Lomé et les deux autres sont à Kpalimé.
Les données obtenues dans le groupe expérimental seront comparées à celles obtenues dans un groupe témoin. L’enquête a porté sur un échantillon de 2000 élèves (1200 élèves sur le site témoin et 800 élèves sur le site de contrôle).
Le groupe témoin ou de contrôle est composé de deux établissements d’enseignement du premier et du deuxième degré à Lomé qui ne sont pas des sites d’intervention du projet PSI/Togo et dont les élèves ne bénéficient d’aucune activité en matière de santé de la reproduction.
Le rapport de l’étude est disponible à l’URD.
La recherche sur la formulation des politiques et programmes en santé reproductive des adolescents a été menée en partenariat avec plusieurs institutions de recherche qui ont déjà collaboré de façon fructueuse dans le passé, le Département de Démographie de l’Université de Montréal au Canada, l’Unité de Recherche Démographique (URD) de l’Université du Bénin à Lomé au Togo, l’Institut de Formation et de Recherche Démographique (IFORD) à Yaoundé au Cameroun et l’Unité d’Enseignement et de Recherche en Démographie (UERD) de Ouagadougou au Burkina Faso.
Financée par "The Futures Group International", l’étude a été exécutée au Togo par l’URD depuis octobre 1998 sous la conduite de 2 démographes (Kokou Vignikin et Dodji Gbétoglo) une sociologue (Patricie Mukahirwa) et une documentaliste (Adélaïde Nomessi). Elle est coordonnée au Département de Démographie de Montréal par Anne Calvès.
Le but général de l’étude est de dresser un état des lieux critique des politiques et programmes en santé reproductive des adolescents (SRA) africains, et d’évaluer les progrès accomplis depuis la Conférence du Caire de 1994. L’implication des pouvoirs publics (ministères de la santé), des Ong et des jeunes eux-mêmes sont particulièrement examinés, en s’appuyant sur la comparaison de trois pays : le Burkina Faso, le Cameroun et le Togo.
Le cadre qui a guidé la recherche comporte plusieurs éléments : la formulation des politiques et programmes, le plan de mise en œuvre et le plan de suivi et d’évaluation. Comme le stipulent les objectifs, le niveau de collaboration et de coordination, l’implication des jeunes ont également été évalués et la comparaison des trois pays a été faite à chaque niveau. La vérification des actions menées a été faite par analyse de contenu des documents de projets, des principales politiques et principaux programmes des institutions impliquées en SRA au Togo et des entretiens avec des représentants des ministères, les associations et ONG responsables des programmes sélectionnés.
Les principaux résultats de cette recherche ont été portés à la connaissance des décideurs, des responsables d’ONG et de ceux qui interviennent dans le domaine de la Santé de reproduction des jeunes lors d’un atelier tenu à Lomé le 16 juin 2000.
Transition de la fécondité en milieu rural africain : le cas du Sud-Est Togo (EFSE II)
Transition de la fécondité en milieu rural africain : le cas du Sud-Est Togo (EFSE II)" est réalisée par les Chercheurs Akoua Agounké, Dodji Gbétoglo, Adadé Messan et Kodjovi Kouwonou. Cette étude s’inscrit dans le programme de recherche en reproduction humaine. Les principaux objectifs de la recherche peuvent se résumer comme suit :
- mesurer les changements intervenus en terme de descendance finale, de survie des enfants et d’examiner si les comportements liés à la reproduction féminine sont modifiés ;
- évaluer l’impact du programme national de bien-être familial dans la région et apprécier l’évolution de la situation en matière de santé de la reproduction
- appréhender les stratégies démographiques de la population dans une situation de crise : stratégies matrimoniales et résidentielles, recours aux contraceptifs, à l’avortement, circulation des enfants, migrations ;
- rechercher l’articulation logique entre stratégies démographiques et économiques, notamment l’interrelation entre statut des femmes dans la production et leur comportement de fécondité et de santé de la reproduction.
Evolution des attitudes en matière de planification familiale au Sud-Est Togo (PFSET)
L’objectif à court terme de cette étude est d’arriver à identifier les vrais besoins en planification familiale, à partir des besoins déclarés par les hommes et les femmes, et d’analyser en quoi consiste réellement la demande afin de lui faire correspondre l’offre en planification familiale.
Par ailleurs, l’étude a permis de dégager les facteurs qui sont à la base de la faible utilisation des méthodes modernes de contraception. L’analyse identifiera les variables cruciales qui peuvent expliquer les comportements différentiels en matière d’utilisation des produits contraceptifs, dégagera l’évolution des comportements et attitudes du contexte social étudié. L’analyse fournira également des éléments d’appréciation pour la définition de meilleures stratégies de promotion de la planification familiale.
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