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RECHERCHES ET
ETUDES
Projets réalisés
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Recherches
sur les structures familiales incluant les mouvements migratoires |
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* Conditions de vie des personnes âgées au Togo |
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Cette recherche dont
l’objectif principal est de contribuer à l’amélioration des conditions de
vie des personnes âgées au Togo, vise à apporter quelques éclairages sur le
vécu actuel des personnes âgées ; à faire prendre conscience à la société
togolaise de la nécessité de concevoir des stratégies de prise en charge et
de protection sociale qui leur soient spécifiquement dédiées.
Cette étude purement
qualitative, s’appuie sur des données originales issues de 11 discussions de
groupes avec des personnes âgées (50 ans ou plus); 2 discussions de
groupes avec des adultes (25-44 ans) ; 2 discussions de groupes avec des
jeunes (18-24 ans) et 24 entretiens individuels approfondis avec des
personnes âgées. Dans la constitution des groupes de discussion, l’équipe
technique a veillé à ce que les informateurs au sein de chaque groupe aient
un profil identique, mais que les groupes soient suffisamment contrastés
afin de restituer la variété des discours. Les entretiens de groupes et les
entretiens individuels se sont déroulés sur l’ensemble du territoire
togolais et ont bénéficié d’une instrumentation permettant de coupler les
informations de ressort individuel et celles issues des groupes. Les
matériaux oraux ont été saisis sur cassettes audio, transcrits en français
et codés.
Les résultats obtenus ont été
résumés sous les cinq principaux points ci-dessous.
i - Les principaux critères de
catégorisation des personnes âgées au Togo ;
ii - L’utilité sociale des
personnes âgées ;
iii - Les flux
intergénérationnels et les solidarités familiales ;
iv - Les personnes âgées et
les relations interpersonnelles au sein de la famille ;
v - Principales attentes des
personnes âgées en vue d’une amélioration de leurs conditions de vie.
Etat des travaux : le rapport provisoire
est envoyé au commanditaire de l’étude
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* Etude sur la pauvreté et conditions de vie des ménages
au Togo (P-CVM-Togo 2006) |
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La définition d’une politique de réduction de
la pauvreté exige de prendre en compte le point de vue des populations
cibles quant à leurs besoins réels et prioritaires. Or, la collecte de
données quantitatives sur ces besoins ne permet ni de tenir compte de
manière compréhensive de la diversité des opinions, ni d’amener les
populations à s’exprimer librement et ouvertement sur leurs conditions de
vie. Aussi, est t-il important de privilégier une approche plus qualitative
qui permettrait de cerner la manière dont les populations perçoivent leurs
conditions de vie et la manière dont elles apprécient les actions du
gouvernement et des autres institutions de développement conçues pour
améliorer ces conditions de vie (feed-back).
La prise en compte de l’aspect qualitative
n’entre pas en conflit avec les enquêtes quantitatives mais vient compléter
celles-ci. De ce fait, une meilleure compréhension des problèmes et besoins
des populations, de leurs jugements des actions du gouvernement et de leurs
recommandations permettront de réorienter les actions du gouvernement étant
entendu que les populations sont au cœur du développement.
L’objectif de cette étude est de permettre
d’avoir une connaissance qualitative de la pauvreté et d’identifier les
potentialités, les dispositions et/ou les mécanismes que les ménages mettent
en œuvre pour réduire leur pauvreté. Cette base de connaissance sera
utilisée par le gouvernement et ses partenaires pour orienter de façon plus
efficientes les actions en faveur des populations. Il s’agit spécifiquement
de comprendre d’une part :
* comment les populations perçoivent leur
situation présente par rapport à celle des cinq ou dix dernières années.
Cette situation s’est-elle améliorée, détériorée ou restée inchangée ?
et d’autre part les raisons qui expliquent
cette évolution des conditions de vie ;
* de cerner les besoins prioritaires des
populations ;
* de saisir la manière dont ces populations
locales utilisent les potentialités existantes - particulièrement au regard
des services offerts (infrastructures et gouvernance) – dans leurs
perspectives de réduction de la pauvreté.
Etat des travaux : Rapport disponible |
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Etude
sur les relations intergénérationnelles en
Afrique |
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Financée par la Coopération Française via le
CEPED et regroupant aussi bien des pays européens qu’africains, cette étude
vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes âgées
et des enfants vulnérables au sein de la société. Elle poursuit les
objectifs spécifiques suivants :
* Procéder à un
examen des relations intergénérationnelles telles qu’elles ont été analysées
dans les études portant sur la famille africaine ;
*
Proposer des pistes d’orientation pour les
recherches futures qui permettent de mieux caractériser les systèmes de
rapports entre générations comme ils se présentaient dans le passé et comme
ils se sont transformés.
Sur le plan méthodologique, l’étude va
s’appuyer dans cette première phase, sur un inventaire des travaux déjà
réalisés pour formuler un cadre de recherche qui aide à analyser les
relations entre les générations d’un point de vue historique et culturel et
qui fournisse une base de généralisation et de comparaison "interrégionales"
des résultats issus de ces analyses.
Etat des travaux : L’examen des relations
intergénérationnelles analysées dans les études portant sur la famille
togolaise a été réalisé de même qu’un bilan bibliographique et un inventaire
des travaux déjà disponibles dans le domaine. |
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* Les représentations des rôles sexués dans les manuels
de mathématique de l’enseignement primaire en Afrique : cas du Togo |
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Cette étude se situe dans le
cadre du réseau de recherche sur les représentations des rôles sexués dans
les manuels de mathématiques de l’enseignement primaire en Afrique initié
par Thérèse Locoh, Carole Brugeilles et Sylvie Cromer avec l’appui financier
de l’INED, du CEPED et de l’UEPA. Le réseau comprend le Cameroun, la Côte
d’Ivoire, le Togo et la Tunisie.
Objectifs de l’étude
L’étude vise en général à
améliorer les connaissances sur les manuels scolaires en matière de
représentations sexuées et à permettre la comparaison de corpus important de
manuels, grâce à une méthodologie commune et quantitative. Et ce dans la
perspective de favoriser la scolarisation des filles et leur accès à la
culture mathématique, par une présentation plus équitable des rapports entre
les sexes. L’étude vise également à mettre à la disposition des instituts
pédagogiques et des concepteurs de livres scolaires des données
quantitatives fiables leur permettant de mieux identifier concrètement les
« biais » de représentation des rôles sexués et, de ce fait de concevoir des
manuels plus favorables à une présentation équitable des rôles sexués et des
rapports entre les sexes.
Spécifiquement l’étude vise à
mettre à jour, au-delà des stéréotypes, les processus d’élaboration des
représentations des rôles sexués.
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* Réseau: Famille, Ménages et Développement en Afrique (FAMDA) |
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Financé par le Centre Population et
Développement (CEPED) en France, le Réseau FAMDA regroupe pour le démarrage
de ses activités trois centres d’Afrique de l’Ouest : L’Unité de Recherche
Démographique (URD) de l’Université de Lomé (Togo), le Centre de Formation
et de Recherche en matière de Population (CEFORP) de l’Université Nationale
du Bénin (République du Bénin) et l’Unité d’Enseignement et de Recherche en
Démographie (UERD) de l’Université de Ouagadougou (Burkina Faso). Le Réseau
a pour objectifs de :
* susciter un intérêt chez les chercheurs
africains et africanistes pour une ré-exploitation des données existantes
sur les ménages et/ou la famille ;
* inventorier et valoriser les données déjà
collectées sur la famille et/ou le ménage en vue de leur utilisation à des
fins de développement ;
* contribuer, par des publications, à une
meilleure connaissance scientifique des transformations que subit la
famille/ménage et de l’impact de ces transformations sur les phénomènes
démographiques et socio-économiques ;
* établir et renforcer les liens de
collaboration entre les chercheurs membres de l’axe.
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* Etude PRIPODE : Peuplement, mobilité et développement
dans un milieu défavorisé : le cas de la Région des Savanes au Togo |
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Le projet
de recherche « Peuplement, mobilité et développement dans un milieu
défavorisé : le cas de la Région des Savanes au Togo » tire sa
justification de la nécessité de circonscrire la paupérisation que vivent
les ménages exploitants de la région, en améliorant les productivités
agricoles par une utilisation plus rationnelle de l’espace agro-pastoral et
la promotion d’un système de production qui accroît les rendements
tout en préservant l’environnement. Plus concrètement, le projet vise à
mettre en lumière deux réalités paradoxales observables dans la région et
qui relèvent de la trilogie "Population – Environnement – Développement’"
:
i) dans
les zones densément peuplées, non seulement la population continue de
s’accroître au rythme rapide de 3,2% par an, mais du fait de la pression
démographique forte, ces zones ont vu leur système de production se
transformer en une monoculture sur les mêmes sols. Or, étant donné que 70 à
75 % des terres cultivées sont allouées aux céréales afin de satisfaire les
besoins d’autosubsistance, la rotation ‘cultures vivrières – cultures de
rente’ préconisée par le Ministère de l’Agriculture et qui aurait
permis d’accroître un tant soit peu les rendements est rendue impossible.
Aussi, ces zones sont-elles devenues le théâtre d’une surexploitation des
sols consécutive à une quasi-disparition des jachères. Naturellement, cette
mauvaise gestion des sols a conduit à la réduction de la fertilité des sols
et à une chute drastique des rendements agricoles ;
ii) d’un
autre côté, dans les zones faiblement peuplées de la région, l’inexistence
d’une mise en valeur des terres a favorisé le développement d’agents
pathogènes dont les effets néfastes sur la santé de la population ont fait
qualifier ces zones de ‘milieu hostile’ alors que le potentiel productif de
leurs terres est excellent.
L’idée
sous-jacente à la recherche est que l’émigration massive des jeunes
agriculteurs hors des zones densément peuplées vers les régions méridionales
du Togo peut être mise à contribution pour mettre en valeur les zones
faiblement peuplées en y instaurant une agriculture intensive à productivité
du travail élevée. Une telle transition de l’agriculture extensive actuelle
vers une agriculture intensive contribuera non seulement à améliorer les
revenus des ménages exploitants, mais aussi à réduire la pauvreté d’ensemble
de la région.
Pour
faire valoir cette vision, l’étude va procéder dans un premier temps à la
compilation puis à la synthèse des connaissances d’ordre historique,
géographique, démographique et agronomique relatives à la région afin d’en
dresser le profil ‘atouts vs handicaps’ le plus réaliste possible.
Dans une seconde étape, les données du recensement national agricole réalisé
en 1998 seront couplées à celles de l’enquête sur la famille togolaise
réalisée en 2000 en vue de réaliser une analyse multivariée destinée à
expliquer le niveau de des productivités agricoles et celui des conditions
de vie des ménages agricoles de la région à partir de paramètres
démographiques (taille du ménage, structure par sexe et âge de la
main-d’œuvre disponible, caractéristiques du CM, etc.) et de paramètres
relevant de l’activité agricole (taille de l’exploitation, qualité des sols,
type de production, système de culture, etc.).
Du point de vue de
sa portée socio-politique, l’étude vise à fournir aux décideurs des données
susceptibles d’être utilisées dans le but d’introduire des réformes agraires
dans la région et d’y mettre en œuvre des projets de développement agricole
qui allègent la pression démographique sur les terres des zones densément
peuplées et mettent en valeur par une intégration rationnelle de
l’agriculture et de l’élevage, les terres non exploitées des zones peu
peuplées et des bas-fonds.
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* Etude dans le secteur de la population au Togo |
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Dans le cadre d’un accord de don entre le
Gouvernement togolais et la Banque Africaine de Développement (BAD), le
gouvernement togolais a commandé une étude devant conduire à identifier les
problèmes du secteur population au Togo à travers des études
socio-démographiques et proposer des solutions concrètes à ces problèmes
sous formes de projets. L’étude comprend trois composantes qui sont :
le Système Intégré d’Information en Population et Développement (SII-POP),
l’Etude de la Famille togolaise (EFAMTO) et l’Etude sur les Migrations
et l’Urbanisation au Togo (ETOMU). L’URD a été identifiée pour réaliser les
études EFAMTO et ETOMU en collaboration avec la Direction de la Statistique
Générale.
De façon générale, l’étude dans le secteur
population vise à améliorer les connaissances sur les problèmes de
population en fournissant des informations fiables et actualisées sur
les relations entre les phénomènes démographiques (fécondité, planification
familiale, morbidité, mortalité, migration, répartition spatiale) et le
secteur socio-économique (activité économique, emploi, logement, éducation)
lesquelles vont permettre une mise en œuvre efficiente de la politique de
population au Togo.
L’étude dans son ensemble, vise de façon
spécifique à identifier les principaux problèmes du secteur de la population
au Togo, approfondir les connaissances sur la famille au Togo (son
organisation, sa taille, sa structure ses stratégies de production, de
reproduction et de survie, ses fonctions sociales, les relations conjugales,
etc.), étudier les caractéristiques des migrations internes au Togo,
analyser les causes, les facteurs et les conséquences des migrations
internes, analyser les motivations individuelles et les mécanismes
d’insertion des migrants dans la vie sociale et économique des villes
d’accueil.
La méthodologie d’ensemble consiste à réaliser
une enquête principale sur les structures familiales et le fonctionnement
socio-économique des ménages au Togo et deux enquêtes spécifiques dont
l’une porte sur la vie familiale et socio-démographique des ménages et
l’autre sur l’espace de vie familiale, les réseaux sociaux et l’insertion
urbaine des migrants. L’enquête principale est une enquête statistique
portant sur 3000 ménages tirés dans les cinq régions économiques du Togo et
la ville de Lomé. Dans chaque unité il y a quatre niveaux de collecte : le
questionnaire sur le chef de ménage, le questionnaire sur les épouses du
chef de ménage, celui des enfants des épouses du chef de ménage et celui
des collatéraux. L’enquête spécifique relative à “ la Vie familiale et
socio-démographique des ménages ” est une discussion thématique de groupes
(Focus Groups). Au total quarante groupes stratifiés par sexe, âge,
instruction, milieu de résidence, catégorie socio-économique ont été
constitués dans les cinq régions économiques du Togo et la ville de Lomé.
Les discussions ont porté sur les principaux axes thématiques suivants
: structure et dynamique familiales, fonction de reproduction, éducation des
enfants et relations conjugales et familiales. La deuxième opération
spécifique intitulée “ Espace de vie familiale, réseaux sociaux et insertion
urbaine ” est une enquête biographique qui porte sur un échantillon
d’environ 2500 individus répartis en trois groupes : générations 20-34
ans, 35-44 ans et 55 ans et plus. Cette opération s’est
essentiellement déroulée dans la ville de Lomé.
Plusieurs activités précédant les opérations
de collecte proprement dites ont été réalisées : lancement officiel du
projet, élaboration des outils de collecte des données, atelier de
présentation des questionnaires aux institutions utilisatrices de données en
matière de population, séries de formations des enquêteurs, des enquêtrices
et des contrôleurs et contrôleuses. Toutes les opérations de terrain et la
saisie des données ont duré d’octobre à mi-décembre 2000. Environ une
quinzaine de chercheurs et informaticiens de l’URD (Kokou VIGNIKIN, Dodji
GBETOGLO, Kodjovi KOUWONOU, Adadé Alodé MESSAN, Kodjopatapa AMEGEE,
Patricien MUKAHIRWA, Charity KETOGLO, Svetlana KOUDOLO, Donatien BEGUY,
Djesika AMENDAH, Atavi EDORH et AMETEPE Fofo) et de la Direction
de la Statistique Générale (Bassanté BOUKPESSI, Rissy SALAMI ODJO et Afi
OURO-GNAO) ont analysé les données de cette opération d’envergure nationale,
après avoir reçu une formation à l’utilisation des logiciels “ STATA ” pour
l’analyse des données biographiques et “ ETHNOGRAPH ” pour celle
des données qualitatives. |
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* Pauvreté et structures familiales en Afrique de
l’Ouest : permanences et changements |
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En partant de la prémisse de recherche que
l’Afrique occidentale traverse aujourd’hui une période charnière de son
histoire démographique et qu’une relation significative existe entre
l’appauvrissement des familles - traduit par l’affaiblissement de leur
pouvoir d’achat - et l’adoption par elles de nouveaux comportements
démographiques, notamment ceux relevant de la nuptialité, de la fécondité et
de la migration, le présent projet de recherche se fixe pour objectif
principal de documenter la dynamique des populations dans la sous-région,
non pas seulement à la lumière des conditions de subsistance économique des
familles mais aussi sous l’effet des facteurs de changement social.
La famille étant considérée comme un des lieux
majeurs oùs’élaborent les nouveaux comportements démographiques mais aussi
des stratégies de réaction aux mutations socio-économiques, la présente
recherche vise d’une part à étudier les évolutions de la nuptialité, de la
fécondité et de la migration et leurs répercussions sur les structures
familiales en Afrique de l’Ouest, et d’autre part, à identifier et analyser
les facteurs qui rendent significativement compte de la transformation des
structures familiales dans la sous-région.
*
De façon plus spécifique, la recherche se
propose de :
* décrire l’évolution de la nuptialité, de la
fécondité, de la migration et des structures familiales en Afrique de
l’Ouest entre 1970 et 2000;
* mesurer l’influence des facteurs de
changement social (éducation, urbanisation,..) sur les transformations des
structures familiales dans la sous-région ;
* analyser l’effet des paramètres relatifs à
la subsistance économique des familles sur les transformations des
structures familiales ;
* identifier les schémas de transformation des
structures familiales qui sont observables dans la sous-région ;
* répartir les pays de la sous-région selon
ces schémas.
L’objectif principal de l’étude a donc conduit
à formuler un cadre de recherche qui attribue les tendances comme
l’allongement des calendriers d’entrée en union, l’émergence de nouvelles
logiques de résidence des conjoints, les préférences pour une descendance
réduite, les aspirations à vivre en ville plutôt qu’en milieu rural, etc.
non pas aux seuls facteurs de changement social (scolarisation en progrès,
extension des services de planification familiale, amélioration des moyens
de communication, forte prégnance de la culture occidentale, ..) mais aussi
aux difficultés accrues des familles à assurer la subsistance économique de
leurs membres. à partir de ce
cadre de recherche, cinq hypothèses testables ont été formulées .
Afin de tester ces hypothèses, la recherche
tirera partie des données statistiques nationales qui existent dans les pays
de la sous-région. La mise en valeur de ces données sera faite selon une
démarche méthodologique à deux volets : l’un descriptif et l’autre
explicatif. Sont impliqués dans cette recherche, des chercheurs du Nord
(Thérèse LOCOH de l’INED et Patrice VIMARD de l’IRD) et les chercheurs
membres de l’équipe de l’URD (Kokou VIGNIKIN, Dodji GBETOGLO, Kodjovi
KOUWONOU, Adadé MESSAN, Patricie MUKAHIRWA, Djesika AMENDAH). La recherche
est financée par le Codesria, Dakar et l’IRD, Paris pour une durée de deux
ans.
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* Déterminants familiaux de la
scolarisation au Togo |
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Ce projet se situe dans le cadre du 7e
Réseau thématique de recherche de l’UEPA sur “ les déterminants
familiaux de la scolarisation ”. Ce Réseau regroupe huit équipes-pays
d’Afrique au Sud du Sahara . Au Togo l’équipe-pays est composée de la
Direction Générale de la Statistique, de la Direction de la Planification de
l’Education et de l’Unité de Recherche Démographique de l’Université du
Bénin. De façon générale, le Réseau vise à :
* contribuer à renouveler l’approche
scientifique de la “ demande d’éducation “ , à travers des analyses
appropriées des comportements familiaux en matière de scolarisation ;
* valoriser au maximum les données existantes
à tout moment ; montrer notamment les potentialités d’analyse des données
issues des recensements, parfois décriés pour leur coût et leur
sous-exploitation ;
* contribuer à l’amélioration du traitement
des questions relatives à l’éducation lors des recensements et
enquêtes ;
* fournir aux décideurs de nouveaux éléments
d’appréciation concernant l’articulation offre/demande d’éducation ;
* renforcer les capacités nationales de
recherche et œuvrer pour une meilleure synergie, une collaboration plus
étroite entre institutions de recherche, services de statistique et de
l’éducation.
Pour permettre aux équipes-pays de mieux
exploiter et analyser les données de recensements et d’enquêtes, un guide
a été élaboré par les coordonnateurs du Réseau et mis à la disposition
desdites équipes. Les principaux objectifs du guide sont les suivants :
* mieux cerner les caractéristiques
individuelles des enfants scolarisables (en âge d’être scolarisés),
scolarisés, ayant été scolarisés et n’ayant jamais été scolarisés ; ainsi
que les caractéristiques du ménage auquel ils appartiennent (celles du
chef de ménage, de leurs parents, des autres membres du ménage ; taille et
composition du ménage) et de leur cadre de vie (milieu de résidence,
condition d’habitat) ;
* mettre en lumière les facteurs de
différenciation en matière de scolarisation, en fonction
des caractéristiques précédentes ;
* avoir une meilleure connaissance sur les
types d’activité économique des enfants scolarisés ou non ;
* réaliser des analyses comparatives, dans le
temps, dans l’espace et entre différentes sources de données portant sur un
même pays;
* améliorer la prise en compte de cette
dimension analytique de l’éducation lors de l’exploitation et de
l’analyse des opérations de collecte à venir, et notamment des recensements.
Forte de ces instructions du guide, l’équipe
du Togo a d’ores et déjà rédigé un bilan de la scolarisation au Togo à
partir des résultats du dernier recensement de la population et de
l’habitat ainsi qu’un article pour le prochain séminaire qui se tiendra à
Yaoundé (Cameroun).
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Migrations et urbanisation |
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L’étude Migration
s’inscrit dans le cadre de l’Action de Recherche Concertée "Les
Transitions démographiques" mise en place par l’AUPELF-UREF.
Sont impliquées dans
cette étude les équipes CERPOD (Bamako, Mali), Département de Démographie de
l’Université de Montréal (Canada) et l’URD (Lomé, Togo).
L’objectif de la
recherche est de confirmer ou d’infirmer l’hypothèse selon laquelle
l’urbanisation serait un facteur décisif de l’inflexion à la baisse de la
fécondité dans les sociétés africaines. Pour cela, trois villes africaines,
Dakar, Bamako et Lomé serviront de cadre géographique au projet. Deux axes
d’analyse sont privilégiés :
- le contexte
environnemental urbain et son influence sur les structures familiales ;
- les structures
familiales en milieu urbain et leur interaction avec la fécondité.
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* Etude sur la
femme dans le secteur informel au Togo (FESIT) |
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Etude sur la femme
dans le secteur informel au Togo (FESIT)
est initiée par l’URD à la demande du Groupe de Réflexion Femme, Démocratie
et Développement (GF2D). Conduite par Dodji Gbétoglo et Adadé Messan, cette
étude vise une évaluation de la contribution des femmes togolaises du
secteur informel à l’activité économique et au développement national. Il
s’agit notamment d’étudier la structure de l’emploi féminin dans le secteur
informel. Les principaux objectifs en sont les suivants :
- identifier les
domaines d’activités des femmes dans le secteur informel ;
- identifier les
problèmes rencontrées par les femmes dans ce secteur notamment l’accès au
crédit ;
- mesurer le volume des
affaires et la capacité de mobilisation de l’épargne chez les femmes ;
- définir les domaines
prioritaires d’intervention en faveur des femmes du secteur informel.
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